L’Humanité perd en appel !!!

Posté par abonneurshuma le 5 juin 2013

Près de deux ans de procédures, des frais importants avancés par les salariés licenciés et ceux décidés par la direction de la SNJH supportés par le journal sans doute en partie grâce aux souscriptions des lecteurs, La justice a tranché en faveur des VRP CGT.

Nous apprenons ce jour que la direction du journal, qui ne regarde pas aux frais car ce sont ses lecteurs qui paient, a décidé de se pourvoir en cassation.

L’objectif serait il d’épuiser les salariés en lutte depuis maintenant plus de deux longues années ? Car la SNJH se sert de ces procédures pour faire reporter les audiences prudhommales, face aux anciens abonneurs dont la plupart restent au chômage et arrivent en fin de droit.

Que lit on dans « l’Humanité » sur ces patrons qui multiplient les procédures pour ne pas faire droit aux demandes légitimes des salariés ?

« Faites ce que je dis, moi je m’en délivre », tel semble être le credo de cette direction.

En attendant, nous vous laissons juge du camouflet que la justice a infligé à la direction de l’Huma en publiant le jugement in-extenso :


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Hélas, nous ne nous étions pas trompés !

Posté par abonneurshuma le 21 février 2012

 

Une perte d’au moins 2 500 abonnés (- 8 %) !

 

Depuis le début du conflit dont la direction du journal est à l’origine, nous affirmons que l’activité très rentable et largement bénéficiaire des abonneurs est indispensable pour maintenir et développer le lectorat du quotidien de Jaurès et donc assurer sa pérennité. D’une manière durable.

Nos craintes sont hélas maintenant confirmées. La vérité des chiffres est impitoyable et tout aussi incontournable : Entre juin et décembre 2011, le nombre officiel d’abonnés a décru de 2 500 ! Sur 34 000 !

Jamais un tel recul en si peu de temps : En seulement 6 mois. C’est CATASTROPHIQUE.

Le travail des abonneurs est structurant au même titre que le travail de tous les autres salariés du journal et de l’engagement militant des lecteurs. Les chiffres de l’OJD (Office de Justification de la diffusion) des années précédentes sont plus qu’éloquents.

 

Combien de temps le journal, déjà fragile, pourra t’il supporter cette hémorragie ?

Et que penser de l’intense campagne de parrainage :

 

  • ·          Qui ne produit que des abonnements à très court terme et de très coute durée visant à compenser une baisse réelle, certainement bien supérieure à 2 500 abonnés,
  • ·          Qui demande des efforts toujours aux mêmes, les lecteurs militants,
  • ·          Qui devrait être « un plus » politiquement et financièrement et non servir à combler un déficit abyssal,
  • ·          Qui ne sert donc qu’à donner bonne conscience et à masquer la réalité des conséquences des décisions de certains dirigeants du journal qui s’entêtent dans une voie sans issue qui mène droit au mur

 

Car sans cet effort immense -déjà et toujours- produit par les lecteurs fidèles de l’Huma, où en seraient les chiffres de diffusion ? « C’est reculer pour mieux sauter »

 

Quels seront les chiffres, quelle sera la réalité en juin 2012, en décembre 2012 ? Et quelle est la part de l’Humanité Dimanche dans ces abonnements ? Quand ces abonnements parrainages « artificiels » et de courte durée seront arrivés à échéance, quand cette énième campagne sera finie…. Alors que, dans le même temps, la campagne dynamique du front de gauche et l’écho qu’elle recueille représentent une opportunité historique.

La direction du journal ne peut plus tricher et s’entêter et à contrario ne doit-elle pas faire toute la vérité sur les chiffres réels de diffusion ? Ne doit-elle pas mettre fin à ce conflit inutile, couteux et suicidaire ? Quelle politique offensive et concrète de développement à moyen et long terme ? Quelles mesures pour réellement sauver le pluralisme de la presse et mettre le journal de Jaurès à l’abri des mauvais coups…? Ne doit-elle pas écouter les salariés du journal et notre syndicat et ouvrir des négociations de fin de conflit visant à rétablir chaque abonneur dans ses droits à indemnités légales et à la reprise de leur activité « recherche de nouveaux abonnés » pour ceux qui le souhaitent ?

 

N’est-ce pas la seule, unique, responsable et durable possibilité pour le journal d’assurer sa pérennité ?

IL EST ENCORE TEMPS. LA RAISON DOIT L’EMPORTER.

 

  Abonnements payés par l’abonné destinataire
Postaux Portés
janvier 2011 31 676 3 474
février 31 552 3 424
mars 32 232 3 389
avril 30 892 3 195
mai 31 992 3 313
juin 33 006 3 207
juillet 32 005 2 878
août 30 475 2 791
septembre 31 741 3 148
octobre 29 765 3 080
novembre 30 989 3 202
décembre 30 588 3 123
Total 8 230 020 837 249
Moyenne 31 412 3 196
Moyenne 201001-201012 32 574 3 489
Variation 11/10 -3.57% -8.40%

Document publié le 31/01/2012, imprimé le 16/02/2012 – ©OJD 2012 – tous droits réservés.

 

Juin 2010                      32 554                                3 511           

Décembre 2010            31 926                                 3 564   

 

Consultez les autres années : Source : http://www.ojd.com/adherent/2661

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Assemblée générale du 07 février au siège de la CGT à Montreuil

Posté par abonneurshuma le 17 février 2012

Assemblée générale du 07/02/2012
Album : Assemblée générale du 07/02/2012

20 images
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La vérité sur l’évolution du nombre d’abonnés à l’Humanité !

Posté par abonneurshuma le 6 janvier 2012


 

Entre le mois de juin et le mois de décembre 2011, nous venons d’apprendre que la collecte de nouveaux lecteurs via la plate-forme numérique du journal l’Humanité à été de 60 abonnements (Quotidien et HD confondus…). Et ce malgré les cadeaux consentis.

60 abonnements en 6 mois : 10 abonnements par mois. Combien de lecteurs perdus dans le même temps?


Ce chiffre est à rapprocher de ce qu’aurait été la réalisation moyenne des 21 abonneurs s’ils étaient restés en activité : Au moins 3.000 abonnements pendant cette même période de 6 mois. Sans compter le travail de fidélisation non quantifiable…

Pour ce journal dont la situation est déjà extrêmement précaire, nous réaffirmons que le refus de tout dialogue de la direction de l’Huma avec les licenciés est suicidaire. Arrêtons le marathon judiciaire avant que l’irréparable se produise.

Les économies comptables à court terme réalisées vont se payer très rapidement par une chute inéluctable, rédhibitoire de la diffusion.

 

Il est plus que temps de réagir. C’est urgent et encore possible.

Interpellons M. Patrick Le Hyaric afin que :

 

  • La situation des 31 licenciés de la filiale « fictive » collecte d’abonnements du journal soit enfin résolue,

 

  • Soit proposée, au sein du journal, la réintégration de tous les licenciés qui le souhaitent,

 

  • Que soit reconstituée, toujours au sein du journal, une force de recherche de nouveaux abonnés à la hauteur des enjeux.

 

Sur le terrain, l’absence des « abonneurs » est ressentie comme un manque criant et préjudiciable sur les meetings, les assemblées populaires, les fêtes….

 

Des Fédérations Départementales et des Sections, de plus en plus de questionnements émergent, les militants attachés au journal commencent à mesurer cette absence cruelle et préjudiciable.

 

Il y a urgence ! Cette activité est économiquement rentable et politiquement utile, autant dire INDISPENSABLE AU JOURNAL.

 

Demandons au directeur, grand défenseur de l’emploi, promoteur du dialogue social, de la transparence etc…, qui cumule également son poste avec celui de député européen :

 

  • Le nombre d’abonnés payants et de longue durée (hors parrainage et tout autre artifice) à l’Huma quotidienne et à l’Huma dimanche à la date du 1er juin.
  • Le nombre d’abonnés payants et de longue durée (hors parrainage et tout autre artifice) à l’Huma quotidienne et à l’Huma dimanche au 1er décembre2011 ou au 1er janvier 2012.

 

Nous avons droit à la vérité des chiffres qui conditionnent l’avenir réel du journal de Jaurès et non à l’enfumage de discours incantatoires habituels ou de « mesurettes » de façade :

 

  • Qui se veulent tromper les militantes et les militants, les lectrices et les lecteurs, les donatrices ou les donateurs… qui sont très attachés au journal
  • Et/ou qui se veulent donner bonne conscience à des dirigeants totalement discrédités à terme par leurs actes de direction à contre sens, contre productifs, dangereux, suicidaires…

 

L’adresse du directeur du journal est : plehyaric@humanite.fr

 

Meilleurs vœux d’existence et de développement à la presse écrite qui constitue un des piliers de la démocratie, et que l’année 2012 ne voit pas de nouvelles disparitions de titres…

 

Saint-Denis, le 6 janvier 2012

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CONCLUSIONS POUR AUDIENCE T.I. DU 09/12/2011

Posté par abonneurshuma le 8 décembre 2011

1
TRIBUNAL D’INSTANCE DE SAINT-DENIS
N° de RG : 11-11-001655
AUDIENCE DU 09 décembre 2011 à 11 heures
CONCLUSIONS
POUR :
- Monsieur Jacques LAUR,
- Monsieur Sylvain PLOUZIN,
- La Fédération Nationale CGT des Professionnels de la Vente
Défendeurs
AYANT POUR AVOCAT :
Maître Sandrine BOURDAIS
Avocat à la Cour
36-38, rue des Plantes – 75014 PARIS
Tél : 01 45 42 11 44 ; Fax : 01 45 42 11 45 ; Vest. G 709
CONTRE :
La Société de Prospection et de Diffusion de Presse (SPDP), en liquidation
judiciaire, représentée par Maître MOYRAND, pris en sa qualité de liquidateur
judiciaire de la SPDP
Demanderesse
AYANT POUR AVOCAT :
La SELAS SCA
Avocat à la Cour
EN PRESENCE :
La SNJH
Défenderesse
AYANT POUR AVOCAT :
Maître Hervé TOURNIQUET
Avocat à la Cour
2
PLAISE AU TRIBUNAL
Par requête en date du 27 octobre 2011, la SPDP, société en liquidation judiciaire,
représentée par son liquidateur, Me MOYRAND a saisi le Tribunal d’instance de STDENIS
aux fins de :
« – A titre principal, faire constater la disparition de l’unité économique et sociale reconnue
entre les sociétés SPDP et SNJH à la date du 23 juin 2011, date du jugement du
Tribunal de commerce de BOBIGNY prononçant la liquidation judiciaire sans
poursuite d’activité à l’encontre de la SPDP,
- A titre subsidiaire, faire constater la sortie, à la date du 23 juin 2011, de la SPDP du
périmètre de l’unité économique et sociale regroupant les sociétés SPDP et SNJH. »
Aux termes de sa requête, la SPDP fait valoir que l’unité économique et sociale,
reconnue à la date du 11 juin 2011, entre les sociétés SNJH et SPDP, par décision du
Tribunal d’instance de ST-DENIS par décision en date du 4 octobre suivant, a
disparu à la date du prononcé du jugement de liquidation de la société SPDP rendu
par le Tribunal de commerce de BOBIGNY le 23 juin 2011. (pièce 1)
Considérant que le jugement de liquidation emporte dissolution anticipée de la
SPDP, au jour du jugement de liquidation, cette dernière demande au Tribunal de
céans de constater la disparition de l’UES constituée de la SNJH et de la SPDP. (pièce
SPDP 1)
Une telle demande ne saurait sérieusement prospérer.
En soi, le principe même d’une telle requête peut surprendre en ce qu’elle consiste,
pour une société, à s’extraire du périmètre d’une UES dont elle serait membre, tant
cette appartenance ne peut que servir ses intérêts, du moins ceux, dont on n’ose
penser qu’ils soient négligeables, de ses salariés.
De fait, ou plutôt de droit, il est acquis que si, à titre de principe, les conditions
d’effectifs et le nombre de licenciements dont dépend l’obligation d’établir un plan
de sauvegarde de l’emploi s’apprécient au niveau de l’entreprise que dirige
3
l’employeur, « il en va autrement lorsque, dans le cadre d’une unité économique et sociale,
la décision de licencier a été prise au niveau de cette UES ». (Soc. 16 novembre 2010, n°9
09-69485 à T 09-63489)
Or au regard de la décision particulièrement bien motivée rendue par le Tribunal de
céans le 4 octobre 2011, qui a constaté sur le fondement d’un faisceau de moultes
indices, qu’il y avait tout à la fois :

  • Unité économique
  • Et unité sociale

Entre les entités SPDP et SNJH, il est certain que, lorsque le débat au fond viendra
sur le bien fondé et la régularité des licenciements pour motif économique des
salariés de la SPDP, la nuance apportée par l’arrêt précité du 16 novembre 2010 aura
vocation particulière à jouer. (pièces 2, 3 et 4)
Que dire lorsque, au regard des mêmes constats faits par le Tribunal de céans dans sa
décision précitée du 4 octobre 2011, il apparaît que la reconnaissance de l’UES
contestée n’est rien d’autre que la reconnaissance et l’officialisation des qualités de
co-employeurs des sociétés SPDP et SNJH vis-à-vis des salariés de l’une et l’autre
d’entre elles, soit une qualité de co-employeurs que ne pouvait méconnaître la société
SPDP, prise en la personne de son liquidateur, quand elle a procédé au licenciement
économique des salariés concernés que ce soit en termes :

  • D’appréciation de la réalité et du sérieux des difficultés économiques

alléguées ; que dire au regard de l’arrêt, remarqué, de la Cour de cassation en
date du 18 janvier 2011, énonçant que la cessation d’activité cesse d’être une
cause économique autonome en présence d’une situation de co-emploi : la
cause économique doit alors exister chez les deux co-employeurs au jour de la
rupture et la fermeture de l’une des entreprises doit être justifiées par une
« cause commune » approuvée au regard des deux entités co-employeurs. (Soc.
18 janv. 2011, n°09-69199)

  • Du périmètre de l’obligation préalable de reclassement,
  • De la mise en oeuvre des critères présidant à l’ordre des licenciements.

(Pièces 5 et 6)
4
On comprend ainsi mieux la démarche de Me MOYRAND, es qualité de mandataire
liquidateur de la société SPDP dont il demande qu’elle soit extraite d’une unité
économique et sociale dont elle est membre, ce qui ne peut qu’apporter que quelques
garanties supplémentaires à ces salariés (encore que, à supposer que l’UES soit,
comme requis, considérée comme « disparue », les indices relevés par le Tribunal de
céans au soutien de la reconnaissance de ladite UES, et qui sont autant d’indices
d’une situation de co-emploi, n’en seraient pas pour autant anéantis !)
Mais si on comprend mieux le « pourquoi » de cette démarche, a priori étonnante de
Me MOYRAND, son fondement reste surprenant.
Au soutien de sa requête, Me MOYRAND, es qualité de liquidateur de la société
SPDP, fait valoir que « l’article 1844-7-7° du Code civil précise que la société prend fin par
l’effet d’un jugement ordonnant la liquidation judiciaire. »
« En d’autres termes, le jugement de liquidation judiciaire emporte dissolution anticipée de
l’entité juridique à effet au jour du jugement. »
Ce qui, à bien comprendre, signifierait, dès lors qu’une UES suppose la réunion d’au
moins deux entités juridiques que l’UES :

  • composée des sociétés SPDP et SNJH,
  • telle que reconnue par le jugement particulièrement motivé du Tribunal

d’Instance de ST-DENIS le 4 octobre 2011,

  • comme existant à la date du 11 juin 2011,

aurait cessé d’exister le 23 juin 2011, date à laquelle la liquidation judiciaire de
l’entreprise fut prononcée par le Tribunal de commerce de BOBIGNY. (pièce SPDP
1)
Ce raisonnement porte en soi le fait que la société SPDP a donc cessé d’exister ce
même 23 juin 2011.
Mais il porte en soi, paradoxalement, des interrogations, sur la raison d’être et d’agir
du liquidateur de la société SPDP !
5
Car si la société « a disparu », quels sont son rôle et ses fonctions ?
A moins qu’il ne soit rappelé que, conformément aux dispositions de l’alinéa 3 de
l’article 1844-8 du Code civil, occultées par Me MOYRAND : « la personnalité morale de
la société subsiste pour les besoins de la liquidation jusqu’à la publication de la clôture de
celle-ci »,
Disposition reprise, mot pour mot dans l’article L237-2 du Code de commerce.
Il sera ainsi donc demandé au Tribunal de céans de rappeler que, à ce jour, et sauf à
ce que la clôture des opérations de liquidation soient intervenues, ce dont il
conviendra que la preuve en soit rapportée, la personnalité morale de la société
SPDP survit. (C’est d’ailleurs ce qui justifie la mission du liquidateur de la SPDP,
également exercée dans l’intérêt des salariés de la société liquidée.) (pièces 5 et 6)
Ce qui suffit à justifier la survie à ce même jour d’une UES, telle que composée de
deux entités juridiques distinctes, soit de deux groupements dont chacun est encore
doté, à ce même jour, de la personnalité morale.
En conséquence, le Tribunal de céans ne pourra que rejeter la requête présentée pour
le compte et au nom de la SPDP par son mandataire liquidateur.
D’ailleurs, si, à suivre le raisonnement de ce dernier, la société SPDP a perdu sa
personnalité morale dès le 23 juin 2011 (entrainant donc par là-même « disparition de
l’UES) comment cette même société peut-elle prétendre ester en justice par requête
en date du 27 octobre 2011.
A titre subsidiaire, si par extraordinaire le Tribunal de céans considérait que le
jugement de liquidation entraine disparition de l’UES telle que constatée par décision
du 4 octobre 2011, il conviendrait de sursoir à statuer dans l’attente de la décision qui
sera rendue, le 26 janvier 2012, par la Cour d’appel de PARIS, statuant sur l’appel
interjeté par M. LAUR contre le jugement de liquidation rendue le 23 juin 2011, M.
LAUR ayant conclu à titre principal, à la nullité du jugement d’ouverture pour
irrégularité dans la saisine du Tribunal de commerce. (pièces 7 et 8)
6
Dès lors, si la Cour d’appel venait à annuler la décision entreprise, les défendeurs à
la présente instance se verraient contraint de ressaisir le Tribunal de céans afin de
faire constater l’existence d’une UES au 23 juin 2011 !
En tout état de cause, il est demandé au Tribunal de céans d’ordonner à Me
MOYRAND, es qualité de liquidateur de la SPDP, de porter au passif de la
liquidation de la SPDP la somme de 3 000 € au bénéfice de MM LAUR et PLOUZIN
en application de l’article 32-1 du Code de procédure civile, à titre de dommages et
intérêts en réparation des préjudices que la multiplication des procédures dilatoires
de la SPDP engendre.
Il est également demandé au Tribunal de céans de condamner in solidum Me
MOYRAND au paiement de cette somme.
En effet, hors la présente requête, manifestement infondée, sauf à admettre qu’un
mandataire liquidateur ignore les dispositions de l’alinéa 3 de l’article 1884-8 du code
civil ainsi que celles de l’article L 237-2 du Code de commerce aux termes duquel « la
personnalité morale de la société subsiste pour les besoins de la liquidation jusqu’à la clôture
de celle-ci », le Tribunal de céans ne pourra que constater qu’il ressort des différentes
pièces versées aux débats que la SPDP multiplie intentionnellement les procédures à
l’encontre de ses anciens salariés.
Ainsi, a-t-elle formé pourvoi en cassation contre la décision rendue par le Tribunal de
céans en date du 4 octobre 2011, tel que reconnaissant l’existence d’une UES entre les
entités SPDP et SNJH. (pièce 9)
A l’appui de ce pourvoi, la même société, toujours représentée par son liquidateur,
fait valoir que :« si les critères permettant de caractériser l’existence d’une unité économique
et sociale doivent être appréciés à la date de la requête introductive d’instance, la disparition
depuis lors, par suite de sa liquidation judiciaire, de l’une des entités juridiques
comprise dans le périmètre de la demande de reconnaissance de cette unité
économique et sociale au jour où le juge statue a pour effet de rendre désormais sans
objet cette demande ; qu’en l’espèce, postérieurement à la date de la requête introductive
d’instance tendant à la reconnaissance d’une unité économique et sociale entre les sociétés
SPDP et SNJH, la SPDP a été mise en liquidation judiciaire par jugement du 23 juin 2011 ;
qu’en retenant néanmoins que la mise en liquidation judiciaire de la société SPDP ne faisait
7
pas obstacle à la reconnaissance d’une unité économique entre ces deux sociétés, le Tribunal
d’Instance a violé l’article L 2322-4 du Code du travail et l’article 1844-7 du Code civil »,
Soit exactement les mêmes arguments que ceux développés devant le présent
Tribunal. (pièce 9)
L’objectif poursuivi est manifeste : dissuader, par le coût financier des dépenses
engagées ou à engager pour se défendre, les salariés à faire valoir leurs droits en
justice.
L’objectif poursuivi est également triste quand on veut bien se souvenir que la SPDP
et la SNJH sont des sociétés qui ont pour valeur et objectif proclamés… la défense
des droits des salariés !
C’est en considération de ce contexte particulier et de l’ampleur des frais
qu’engendre pour les salariés de la société SPDP la défense de leurs droits dans des
contentieux manifestement abusifs et dilatoires, qu’il est demandé au Tribunal de
céans de faire droit à la présente demande de dommages et intérêts.
PAR CES MOTIFS
Il est demandé au Tribunal d’instance de ST-DENIS de :

  • A titre principal, de débouter la SPDP de l’ensemble de ses demandes,
  • A titre subsidiaire, de sursoir à statuer dans l’attente de la décision qui sera

rendue sur l’appel interjeté contre la décision de liquidation judiciaire de la
SPDP,

  • En tout état de cause, d’ordonner à Me MOYRAND, es qualité de liquidateur

de la société SPDP, de porter au passif de la liquidation de la SPDP, au
bénéfice de MM. LAUR et PLOUZIN, les sommes suivantes :
o En application de l’article 32-1 du Code de procédure civile : 3 000 €,
o En application de l’article 700 du Code de procédure civile :720 €,
8

  • Condamner in solidum la SCP MOYRAND-BAILLY prise en la personne de Me

MOYRAND au paiement desdites sommes.

  • Condamner in solidum la SPDP et la SCP MOYRAND-BAILLY prise en la

personne de Me MOYRAND aux entiers dépens de la présente instance.
SOUS TOUTES RESERVES
Pièces jointes :
1. TI de ST-DENIS 4 octobre 2011
2. Attestation de M. Pascal CHAUVET
3. Attestation de M. Alain GENTIL
4. Attestation de M. Michel AILI
5. Lettre de licenciement pour motif économique en date du 6 juillet 2011
6. Contestations de leur licenciement par MM LAUR et PLOUZIN, salariés
protégés auprès du Ministre du travail
7. Déclaration d’appel contre le jugement de liquidation judiciaire
8. Extrait des conclusions d’appel déposées par M. LAUR à l’audience du
25/11/2011
9. Mémoire déposé par la SPDP devant la Cour de cassation

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Respecter les décisions de justice.

Posté par abonneurshuma le 31 octobre 2011

La Justice a reconnu l’appartenance de la SPDP à l’Humanité


CETTE VICTOIRE DOIT ÊTRE PRISE EN COMPTE

 

 

 

Le Tribunal d’Instance de Saint-Denis vient de rendre une décision dont les attendus sont clairs, extrêmement bien motivée en fait et en droit. : L’Union Économique et Sociale (UES) entre le journal l’Humanité et la filiale SPDP que ce même journal a créée le 19 février 2001 est bien constatée au 11 juin.

 

Cette première décision s’inscrit dans le prolongement  du contenu des lettres de licenciement adressées, début juillet, à aux salariés abonneurs dans lesquelles le liquidateur écrit : « La Société de Prospection et de diffusion de presse (SPDP) appartient au sens du droit du travail au « groupe Humanité »… »

 

Cette première décision de justice vient conforter notre détermination :

 

·         A protéger les 31 salariés licenciés arbitrairement et injustement et à les rétablir dans tous leurs droits passés, présents et à venir.

·         A sauver tous les emplois qui existent dans ce journal et qui seront menacés très rapidement si une vraie et dynamique politique commerciale n’est pas décidée et mise en œuvre avec détermination.

·         A construire un avenir durable au journal fondé par Jean Jaurès qui aurait bien du mal à se retrouver dans les choix actuels, leurs conséquences et les postures adoptées par les premiers responsables de ce titre dont la ligne éditoriale est pourtant : La défense et la promotion des valeurs progressistes réelles.

 

 

LES DIRIGEANTS DE L’HUMANITE DOIVENT PRENDRE EN COMPTE LA NOUVELLE SITUATION. Et la réalité : A savoir que ce journal ne peut pas vivre durablement sans la collecte minimum de 6000 abonnements annuels qui avait déjà bien du mal à maintenir le lectorat à son niveau par ailleurs insuffisant.

 

Cette activité est rentable, très rentable et elle INDISPENSABLE ÉCONOMIQUEMENT ET POLITIQUEMENT.

 

Cette décision de bon sens  crée une nouvelle situation opposable d’une manière irréfutable aux dirigeants de l’Humanité qui se font les chantres quotidiens de la lutte contre toutes ces filialisations, externalisations. Et à juste raison car elles cachent bien souvent des magouilles financières tout en permettant la mise en place de reculs sociaux. 

 

ALORS. ALORS QUE FAISONS-NOUS ? COMME LES AUTRES, COMME LES CHANTRES DU LIBÉRALISME ?

 

L’avenir du journal l’Humanité est étroitement lié à l’avenir des propositions alternatives et innovantes portés aujourd’hui par le syndicat CGT des abonneurs. Le travail des abonneurs est l’une des clefs de la diffusion de l’Humanité et de L’Humanité Dimanche (et de la Terre) La situation actuelle de blocage est préjudiciable et périlleuse pour tout le monde, à tous les niveaux et sur tous les plans.

 

Notre activité est rentable et indispensable au redressement du journal.

 

Notre solution alternative SUR LE RENFORCEMENT DU LECTORAT s’appuie sur des données fiables et concrètes qui constituent un plan de relance crédible. Certains le critiquent en catimini, souvent de façon incompréhensible. Cette critique vise essentiellement à nous dénigrer et feint d’ignorer notre propre existence, nos propres compétences et le potentiel dont nous sommes porteurs pour créer un avenir à notre journal.

 

Pourtant, nous ne demandons qu’un juste retour des choses.

 

Aucune donnée chiffrée, aucun compte, aucun document ne nous ont été donnés en toute transparence.

La vérité nous est cachée, personne n’est jamais vraiment venu discuter avec nous…

 

POURQUOI ? EST-CE ACCEPTABLE ?

 

Est-ce une attitude responsable, digne……et à la hauteur :

 

  • De la réponse que mérite cette grève exemplaire de 24 jours au sein du journal l’Humanité ?
  • De la situation que génèrent ces 31 suppressions d’emploi -pour les licenciés eux-mêmes et pour l’avenir et le développement du lectorat du journal- ?
  • De cette première décision favorable de justice rendue……….?

 

Les Ponce Pilate ont fait leur temps.

 

Nous voulons participer à la constitution d’une entreprise souveraine où s’exerce pleinement une démocratie responsable sur les choix fondamentaux.

 

Les dirigeants de l’Huma ne peuvent pas continuer à ignorer notre mouvement. Nous continuerons d’ailleurs à le faire grandir. Les soutiens s’amplifient, se multiplient.

 

Nous avons sollicité, nous avons rencontré Monsieur Michel Laurent, Président du Conseil de surveillance de l’Humanité, Monsieur Pierre Laurent, 1er secrétaire et ancien rédacteur en chef du journal. Les membres du CN ont reçu nos communications, les secrétaires de FD aussi. Tout cela sans grands échos.

Vont-ils continuer à regarder leurs chaussures ?

 

Il est temps que le PCF, en tant qu’actionnaire principal, se saisisse de cette question, qu’il mette à l’ordre du jour une véritable réflexion démocratique sur le devenir du journal, sa pérennité, son développement et le rayonnement des valeurs qu’il porte.

 

L’Huma est tout aussi indispensable à la vie du parti qu’à la vie de tous les citoyens progressistes et alternatifs, tous les démocrates qui veulent se donner les moyens de contrer les médias soumis à la puissance de l’argent et des capitalistes.

 

Au-delà de toutes les arguties judiciaires en cours et à venir -Des recours ont d’ailleurs déjà été déposés- certains voudraient peut-être continuer à faire traîner les choses, à reculer les échéances qu’ils ne s’y prendraient pas autrement

 

La raison, la sagesse, la responsabilité… privilégiant l’action, des discussions constructives et alternatives, investissant sur le travail et le respect des travailleurs et de l’emploi… doivent l’emporter sur l’aventure judiciaire.

 

ARRÊTONS CE CAUCHEMARD. Mettons fin à cette tragédie morbide qui a trop duré et qui risque de mal se terminer et prenons la plume pour écrire les pages d’un avenir rayonnant à ce titre emblématique qui mérite mieux que l’épisode actuel qui, d’ailleurs, est caché à ses lecteurs. (Un comble !)

 

Il est encore temps. La raison et le bon sens doivent l’emporter.

 

Ceux qui tournent le dos à de telles perspectives assumeront leurs responsabilités. Elles seront historiques.

 

Nous demandons la réunion de toutes les parties concernées afin d’examiner nos propositions. C’est un moyen de reconstruire un avenir pour le journal et pour l’emploi.

 

 

NOTES ANNEXES :

 

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FRALIB, UNILEVER, VENINOV. Le titre de l’article -page 14 et 15- de l’Humanité Dimanche du 13 octobre 2011 est sans ambiguïté : « Même quand l’usine est fermée, peut-on encore gagner ? »

Et les réponses sont encore moins ambiguës et il est même fait référence aux MOULINEX qui, 10 ans après la fermeture, ont amassé un gros dossier contre les anciens dirigeants.

 

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« Toupet patronal chez Montupet » est le titre d’un article en page 7 de l’Humanité quotidienne du mardi 4 octobre 2011. Article plus qu’édifiant où il est rapporté une phrase du syndicaliste, Patrice Mochon : »C’est Renault qui nous a jeté dans les bras de Montupet, même si le contexte est différent, on sait que des réintégrations de fonderies par le constructeur ne sont pas impossibles, cela a déjà été fait deux fois à Cléon et à la SBFM »

 

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« La presse écrite quotidienne en ébullition » titrait l’Huma dans son édition de vendredi dernier, 14 octobre en se référant à la situation de la Tribune, de France Soir, du Parisien, du Monde… et de citer un communiqué de la Filpac CGT qui jugeait que , sous la volonté de Nicolas Sarkozy, « La situation de la presse, et de l’information en général, est en voie d’expulsion du cadre démocratique mis en place par le Conseil, National de la Résistance et livrée à la pioche des démolisseurs libéraux. Mais comme la presse résiste, l’Etat entreprend un « nettoyage » préalable à l’application du programme libéral »

 

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L’Huma quotidienne du mercredi 10 octobre, en page 19 titrait : « Les « Conti » repassent à l’attaque en justice »

Un sous titre de cet article était : « Le scandale social »

 

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« Jaurès, réveille toi, ils sont devenus fous » était le titre d’un communiqué du syndicat publié pendant le conflit. Il avait fait beaucoup jasé.

 

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Et quant à l’actionnaire principal qui est le Parti Communiste français, voila le communiqué qu’il produisait récemment sous le titre : « « Main basse sur France Soir » : le PCF soutient les salariés en lutte »

France Soir, titre emblématique de la presse française est menacé de disparition sous les coups de butoir du marché et de la logique mortifère de la rentabilité. Le quotidien pourrait bientôt ne plus paraître en kiosque pour n’exister que sous une version électronique, une première en France ! En réalité, le patron russe du journal Alexandre Pougatchev, un ami du Président de la République française, joue avec la presse comme on joue à la roulette et n’a que faire de l’histoire du titre et de ses salariés.

Le PCF apporte son soutien aux syndicats et aux salariés en grève pour s’opposer au plan de la direction qui met 80 emplois en péril. Il exige que le gouvernement prenne toutes ses responsabilités pour sauvegarder un titre historique et les emplois. Aujourd’hui, les concentrations, les suppressions d’emplois, les intimidations sur l’impression, menacent toute la presse écrite nationale comme régionale. Il faut stopper le vaste jeu de Monopoly qui risque de mettre à mal des dizaines de titres et des centaines d’emplois.

Plus que jamais en défendant France Soir et ses salariés, c’est le pluralisme et donc la démocratie que l’on fera vivre. Le PCF avec le Front de Gauche s’y emploiera.

Le PCF appelle à la mobilisation, demain, vendredi 14 octobre 2011 à 9h30, devant le siège de France Soir (100, avenue des Champs-Elysées) pour manifester avec les salariés et leurs syndicats pour la défense du pluralisme.

 

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« L’effet bonbonnes » Éditorial par Patrick Apel-Muller. Humanité du 17 Juillet 2009

« …ils retirent leurs commandes et étranglent la PME ? Cette histoire est en quelque sorte la parabole de la crise où les multinationales pressurent les sous-traitants et adressent l’addition finale aux ouvriers. Et le ministre de l’Industrie ne s’est pas honoré en attribuant « la brutalité et le chantage » aux salariés… »

« …L’exemple de la SBFM, la fonderie bretonne d’abord condamnée par Renault et Peugeot et obtenant finalement son intégration dans la firme au losange, mériterait d’être mieux mis en valeur. Les autres sous-traitants de l’automobile – les constructeurs les utilisent pour comprimer encore les prix et la rémunération du travail – ne manqueront pas d’en prendre de la graine et de la semer… »

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« Renault fait la sourde oreille »L’Humanité du 12 Janvier 2009

« Vendredi, une cinquantaine d’ouvriers de la fonderie SBFM de Lorient ont, avec le renfort de syndicalistes d’autres usines, demandé leur réintégration dans le groupe… »

« …Les uns et les autres ont longtemps été dans le giron du constructeur automobile, jusqu’à la fin des années 1990 où ils ont été poussés dans la « belle aventure », selon l’expression des directions à l’époque, de l’externalisation. Et du coup, les premiers racontent aux seconds comment ils ont réussi, au terme d’une longue lutte , à arracher leur réintégration, en avril 2008, au sein du groupe Renault. « À deux mois près, on était en dépôt de bilan, se rappelle Lionel Tuboeuf, secrétaire CGT du comité d’entreprise de la FDN. Mais comme les salariés ne se sont jamais démobilisés, on a réussi à revenir dans Renault. Et depuis, on voit la différence… » Alors qu’en Bretagne 550 ouvriers et des centaines de sous-traitants n’ont pas encore eu cette chance et qu’ils risquent gros avec la mise en redressement judiciaire de la SBFM (notre édition du 22 décembre 2008), tous se serrent les coudes, avec des renforts arrivés des usines Renault du Mans, de Flins, de Rueil…

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Premiere victoire !!!

Posté par abonneurshuma le 6 octobre 2011

Nous venons d’apprendre que nous avons gagné notre procès en reconnaissance de l’Unité Économique et Sociale entre notre structure, la SPDP, et l’Humanité.

Ceci est un démenti cinglant adressé à la direction du journal et notamment à Patrick Le Hyaric qui ne cessait de répéter que nous n’étions qu’un « prestataire de service » sans lien aucun avec le journal!

Vous trouverez ci-dessous le texte du jugement scanné:

 

La SARL « Société de Prospection et de Diffusion de Presse » ( SPDP ), a été créée le 19 février 2001, avec comme objet la prospection d’abonnements pour le compte d’organes de presse.Elle est principalement composée de VRP abonneurs.
La SA Société Nouvelle du Journal l’Humanité( SNJH) immatriculée le 1er août 1989, est une société de presse qui édite le journal l’Humanité,le magazine l’Humanité Dimanche ,et l’hebdomadaire La Terre .Elle emploie 126 journalistes sur un total de 179 salariés .
Courant avril 2011, la direction de la SPDP,compte tenu des difficultés rencontrées, a proposé de modifier le contrat de travail de son personnel, l’avisant qu’en cas de refus, une procédure de licenciement économique serait envisagée . Des négociations se sont engagées et la procédure de licenciement a été suspendue .
Suivant déclaration du 9 reçue le 11 juin 2011, la fédération nationale CGT des professionnels de la vente ,M. Sylvain PLOUZIN et M. Jacques LAUR délégués du personnel SPDP, saisissaient la juridiction de céans aux fins de reconnaissance d’une unité économique et sociale entre les société SPDP et SNJH.
Par jugement du tribunal de commerce de Bobigny en date du 23 juin 2011, La société SPDP était placée en liquidation judiciaire, et Maître MOYRAND nommé en qualité de liquidateur
Les parties intéressées étaient convoquées à l’audience du tribunal d’instance du 12 juillet puis du 13 septembre 2011, à laquelle l’affaire était retenue après renvoi dûment accepté .
A l’audience , les demandeurs maintenaient leur requête .
Ils indiquaient que les critères de l’unité économique et sociale , à savon-, la concentration des pouvoirs de direction, l’établissement d’activités complémentaires,et l’existence d’une communauté de travail étaient caractérisés et tacitement reconnus par les sociétés SPDP et SNJH, qui n’avaient pas contesté la désignation de M. PLOUZIN en qualité de délégué syndical de l’unité économique et sociale .
Subsidiairement, ils concluaient au sursis à statuer dans l’attente de la décision de la cour d’appel saisie du recours formé contre le jugement prononçant la liquidation judiciaire de la société SPDP.
Me Moyrand es qualité de liquidateur à la liquidation judiciaire de la société SPDP, concluait au débouté des requérants , au motif que la SPDP n’existait plus, que la requête était donc sans objet, et à la condamnation du syndicat au paiement de 500 euros au titre des frais irrépétibles
Au terme de conclusions visées et développées oralement à l’audience auxquelles il convient de se reporter pour plus ample exposé des prétentions et moyens allégués, la société SNJH concluait au rejet des demandes, indiquant que ni les critères de l’unité économique ni ceux de l’unité sociale n’étaient établis.

Les autres parties intéressées comparantes ou absentes mais dûment convoquées ne formulaient pas de prétention particulière .
La présente décision sera réputée contradictoire.
SUR CE:
La reconnaissance d’une unité économique et sociale entre plusieurs entités juridiquement distinctes nécessite que soit établie au jour de la requête :
- la concentration des pouvoirs de direction
- l’identité ou la complémentarité même partielle de leurs activités
- l’existence d’une communauté de travail entre les personnels des sociétés concernées.
La mise en liquidation judiciaire de la SPDP , exécutoire nonobstant l’appel formé contre la décision du 23 juin 2011, est un moyen inopérant .Etant postérieure au dépôt de la requête,elle ne fait pas obstacle à la reconnaissance de l’unité économique et sociale si les critères la caractérisant sont établis au jour de la demande . Les prétentions de Me Moyrand  seront donc rejetées.
Sur l’unité économique :
- la concentration des pouvoirs de direction :
La concentration des pouvoirs de direction n’exige pas nécessairement la détention par les dirigeants des sociétés du périmètre dans lequel la reconnaissance de l’unité est revendiquée, de mandats sociaux croisés ou cumulés. Elle peut être caractérisée par la direction de fait par un même responsable de plusieurs entités distinctes .
En l’espèce , il n’est pas contesté que la SPDP a été créée à l’origine par les dirigeants de la SNJH.
M. Lin GUILLOU, co-directeur de la publication du j oumal 1 ‘ Humanité, et membre du directoire de la société SNJH, a exercé du 11 mars au 24 mai 2011 les fonctions de gérant de la société SPDP.I1 a été remplacé le 25 suivant par M. Marc CHABANNES , ancien membre du directoire de la société SNJH ( M. Marc CHABANNES a quitté ses fonctions en 2006). Les parts des sociétés SPDP et SNJH sont par ailleurs détenues à des degrés divers ( 99% pour SPDP et 22% pour SNJH) par la société SHIP ( société Humanité investissements pluralisme), dont l’objet est de souscrire et d’acquérir des droits sociaux représentatifs d’une fraction du capital de la SNJH, et plus généralement, de participer à toutes entreprises dont l’objet est la diffusion de Pinformation par tous moyens et sur tous supports en relation directe avec l’activité de l’Humanité et par extension à toutes entreprises de communication où la SNJH sera intéressée. Enfin ,la direction de la force de vente qui comprend le personnel des VRP de la SPDP et les quelques abonneurs de la SNJH, est assurée par M. RACH cadre salarié SNJH (cf ® attestation
de M. Jean-Pierre LE MOAL VRP salarié de la société SPDP en date du 1er juillet 2011 qui fait état de l’animation de son groupe de travail au cours des années 2009 et 2010 par M. RACH ;@ attestation de Mme Françoise DUMAHU VRP salariée de la société SPDP en date du 3 juillet 2011, qui fait état de la participation de M. RACH à l’entretien fixé par la direction du personnel, ©convocation à cet entretien du 28 avril 2008 par la directrice du personnel mentionnant effectivement la présence de M. RACH responsable force de vente ,©invitation des salariés abonneurs SNJH et VRP SPDP du service force de vente, à participer à la réunion du 22 février 2008 sur la situation et les perspectives économiques de la SDPD et de l’Humanité , signée par M. Jean-Louis RACH , en qualité de responsable force de vente). Cette situation n’apparaît pas modifiée à la date de la requête.
L’ensemble de ces éléments suffit donc à caractériser la concentration des pouvoirs de direction au sein des deux sociétés .
-la similarité ou la complémentarité des activités:
La complémentarité des activités peut n’être que partielle sans que cela affecte la reconnaissance
de l’unité économique et sociale .
En l’espèce, l’existence d’activités complémentaires est établie puisque les salariés de la SPDP
proposent aux particuliers des abonnements aux journaux publiés par la SNJH.
H résulte par ailleurs des contrats de travail versés aux débats ( ceux de Messieurs le MOAL,
LAUR ,AILI, ) que les abonnements   que   les VRP SPDP sont en charge de vendre ,sont
uniquement des produits « Humanité » publiés par la SNJH.
Cette complémentarité apparaît d’ailleurs au travers de l’objet social de la société SHIP qui détient
des parts dans les deux sociétés .
Il n’est par ailleurs aucunement produit de contrat de sous-traitance allégué par la société SNJH.
La concentration des pouvoirs de direction associée à la complémentarité des activités justifient en conséquence l’existence d’une unité économique .
Sur l’unité sociale :
Les sociétés SPDP et SJNH siègent dans les mêmes locaux situés 164 rue Ambroise Croizat à Saint Denis .
L’organisation interne des sociétés démontre que les VRP SPDP et abonneurs SNJH forment des équipes communes animées pour chacune d’elles par un même salarié ( cf attestations de M. Pascal CHAUVET, de M. Alain GENTIL , et de M. Jean LAMY, faisant état des fonctions d’ animateur de M. Xavier NARDEUX salarié SPDP), lettres des mois de février et mars 2011 du journal interne à la force de vente imprimé et diffusé sous le nom l’humanité , établies par M. NARDEUX).
S’il est exact que les conventions collectives des personnels sont différentes , les témoignages produits (attestations de M. Rémy PENA, M. Jean-Pierre LE MOAL, Mme Marie-Françoise DUMAHU, M. Bruno CAREO, M. Jean LAMY, M. Alain GENTIL, M. Michel AILI, M. Pascal CHAUVET, indiquent que les salariés force de vente partagent les mêmes formations , participent aux mêmes séminaires et réunions de travail , prospectent en commun.

M. WATELLE ancien salarié SNJH ayant rejoint la SPDP au 1er décembre 2002, et exerçant les
fonctions d’animateur atteste d’ailleurs d’un commissionnement identique quelque soit l’abonneur
et les salariés qu’il devait encadrer ( personnel SPDP ou SNJH comme M. Philippe PAQUIS, M.
Bruno FARGIER, M. Jean-Marc ROUX)).
S’agissant des outils de travail, il peut encore être relevé que les salariés SPDP peuvent disposer
de carte d’essence au nom de l’Humanité .
Enfin il faut également relever que la désignation de M. PLOUZIN en qualité de délégué syndical
CGT de l’UES notifiée au gérant de la SPDP et à la direction de la SNJH le 11 mai 2011, n’apas
été contestée.
L’ensemble de ces éléments établit l’existence d’une communauté de travail caractéristique d’une unité sociale entre le personnel de la SPDP et celui de la SNJH.
Le syndicat ayant rapporté la preuve de l’existence d’une unité économique et sociale entre les société SPDP et SNJH , il convient d’en reconnaître l’existence au jour de la requête .
Il ne sera pas fait droit aux demandes en paiement de frais irrépétibles pour des raisons d’équité
PAR CES MOTIFS:
Statuant, par jugement prononcé par mise à disposition, réputé contradictoire, en premier ressort
Constate au 11 juin 2011, l’existence d’une unité économique et sociale entre les sociétés SPDP et SNJH
Rappelle que le tribunal d’instance statue sans frais


LE GREFFIER CM*1

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De quoi sommes-nous les victimes?

Posté par abonneurshuma le 1 août 2011

Où est la VÉRITÉ? Pourquoi s’obstinent-ils à la cacher?

 

ScelleScelleScelleScelleScelleScelleScelleScelleScelleScelle

 

« Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ». (Discours de Jean Jaurès du 30 juillet 1903 au lycée d’Albi.)

Alors comment fait-on pour chercher la vérité et la dire ? Aujourd’hui, en France, à Saint-Denis, dans les locaux du journal qu’il a fondé en 1904 et qui se réclame de ses valeurs ?

Alors comment fait-on pour chercher la vérité et la dire ? Aujourd’hui, en direction de ces salariés cadres VRP qui :

  • Quotidiennement, rencontraient des centaines de citoyens pour leur proposer de participer à la défense et à la pérennité du journal l’Humanité,

  • Quotidiennement et inlassablement recueillaient des dizaines d’abonnements.

Comment fait-on pour chercher la vérité et la dire ?

QUAND une direction dit :

  • La situation de la structure (SPDP -Société de Prospection et de Production de Presse-) est catastrophique, la situation du donneur d’ordre unique (SNJH –Société Nouvelle Journal l’Humanité) est tout aussi catastrophique. « Ou vous acceptez, dans un délai d’un mois, une baisse de 20 à 40 % de votre salaire, une plus grande précarité…Ou vous êtes licenciés pour motif économique. » Nous avons donné tous les éléments à nos interlocuteurs (les grévistes, leur syndicat CGT…). Ils ne veulent pas négocier. Ils posent des préalables inacceptables. Ils ne sont porteurs d’aucunes propositions…

QUAND des grévistes, avec leur syndicat CGT disent :

  • Nous voulons négocier et pour ce faire il nous faut des éléments fiables, précis et compréhensibles tant sur la situation financière que sur une évaluation quantitative, qualitative et comparative du travail produit. Aucune négociation réelle n’a eu lieu. Aucun des documents sollicités n’a été fourni. Nous n’avons aucun préalable. Et même aujourd’hui, notre avocat n’arrive pas à obtenir ces documents malgré toutes les demandes qu’il diligente et malgré toutes les promesses qui lui sont faites. Mais pourquoi Patrick Le Hyaric, les dirigeants du journal n’ouvrent-ils pas leurs comptes? Ne gèrent-ils pas à visage découvert ?

Alors comment fait-on pour chercher la vérité et la dire ?

Après 24 jours de grève à 90% des salariés concernés, alors que tous les syndicats de l’entreprise et au-delà nombre d’interlocuteurs ont demandé l’ouverture de négociations, tout simplement.

Après la liquidation d’une filiale totalement intégrée (quoiqu’en disent, toute honte bue et la bouche en cœur, les plus hauts dirigeants de l’Huma et du Parti Communiste qui ont été rencontrés mais qui ont refusé tout dialogue).

Et avec 31 licenciements secs et brutaux dans un groupe qui compte environ 200 salariés. Ce n’est pas rien sachant que la direction écrivait en mars 2011 (info réseau N° 3) : « …Meilleurs résultats… une forte progression des abonnements…progression de 31 000 €uros… deux groupes sont au-dessus des objectifs…FÉLICITATIONS… »

TristeTristeTristeTriste TristeTristeTristeTriste

Après 7 semaines de grève, ces salariés croyaient que le grand jour allait arriver, ce 10 juin, à 10 heures. Beaucoup de monde (dans le journal et ailleurs) espérait qu’enfin le bon sens allait triompher, que de véritables échanges allaient se nouer dans un « lieu apaisé et serein » comme le précisait la direction. QUE LES NÉGOCIATIONS ALLAIENT S’OUVRIR. ENFIN !!!!!!!

Que nenni ! Une manœuvre de plus digne des patrons « les plus voyous ».

Le 10 juin à 10 heures dans une atmosphère surréaliste (un journal quasiment en état de siège avec des nervis partout) le gérant remettait aux représentants du personnel un courrier qu’il avait ouvert alors qu’il ne lui était pas adressé (comment se qualifie cette attitude? délictueuse?) et qui contenait une notification du tribunal de commerce « de déclaration de cessation de paiement émanant de l’employeur ». Elle était datée du 7 juin, l’audience a eu lieu le 15 juin.

Le nouveau gérant nommé le 24 mai a fait tout cela sans, à un seul moment, avoir eu la simple et basique démarche sociale « de prendre langue » ni  » d’amorcer une simple étape de négociations » ni  « de créer une rencontre » avec son personnel, avec ses représentants qui tous les jours demandaient, demandent encore à le rencontrer, à discuter pour avoir des éléments.

« Patrons voyous » commencez-vous à acquiescer !!! »

Estomaqués, interloqués, pris complètement au dépourvu,les délégués ont quand même demandé à ce gérant (drôle de conception de la gestion. En d’autres lieux on les appelle « les liquidateurs ») :

  • La communication du contrat qui lie la SPDP à la SNJH.

  • La communication du contrat de location de l’immeuble.

  • Le versement du complément du salaire pour le mois de mai. (les salariés n’ont pas touché le net à percevoir qui figure sur leur bulletin de salaire)

  • Le montant du chiffre d’affaire annuel des abonnements collectés depuis la création de la SPDP ainsi que le montant des versements de l’Huma en direction de son prestataire (Il parait que c’est 125%. Les pratiques pour les autres journaux sont de 150%)

  • Des explications sur trois comptes :

  1. A savoir qu’un compte intitulé « sous-traitance » se monte à 187 000 €uros en 2008. De quoi s’agit-il pour un poste qui représente presque 10 % du CA sachant que le seul sous-traitant que nous ayons, à première vue, est la SNJH pour la gestion (tenue de la comptabilité, établissement des salaires….) et que cela ne devrait pas excéder 30 000 €uros par an.
  2. A savoir qu’un compte intitulé « locations, charges locatives et de copropriété dont montant des biens pris en location pour une durée supérieure à 6 mois » était de 173 000 €uros en 2007 et est passé à 255 756 €uros en 2008 soit 48 % d’augmentation en une année. De quoi est-il composé ? De combien est le parc de véhicules en location ?…… (il devrait être à ce jour de 25. Il est facile de nous répondre. De combien est-il ?)
  3. A savoir qu’un compte intitulé « Rémunération d’intermédiaires et honoraires » est passé de 3 544 €uros en 2007 à 28 233 €uros en 2008. Chacun est à même de calculer le pourcentage d’augmentation : 797 %

Le gérant a opposé une fin de non recevoir ferme et définitive à toutes ces demandes. Cela met les salariés, leurs représentants dans l’incapacité totale de formuler des propositions concrètes, fondées, précises, fiables…..

En l’absence de la moindre amorce de discussions, de négociations, la délégation du personnel a suggéré que cette posture de diktat, de refus total d’échange, d’opacité totale, de mise brutale devant le fait accompli ne pouvait :

  • Que jeter de la suspicion sur la qualité des actes de gestions précédents, lors de ces dix dernières années et sur les actes actuels

  • Qu’ engager le donneur d’ordre exclusif actuel car tout le monde sait que la création de deux sociétés distinctes n’est que le résultat d’un montage financier et que ces deux entreprises ne font qu’une (d’où la démarche en cours sur l’unité économique et sociale et l’action convergente des salariés de l’Huma et de la SPDP dont l’avenir est intimement lié.).

En effet, il faut savoir qu’un des précédents gérants était tout à la fois gérant de cinq entreprises reconnues par le tribunal de commerce :

  • La Société de Gestion Poissonnière. SARL. Chiffres clés au 31/12/2009 :

Chiffre d’affaires : 2 451 200 €uros

Résultat : moins 66 684 €uros

Effectif : 19 personnes

  • La Société de Prospection et de Diffusion de la Presse. SARL. Chiffres clés au 31/12/2009 :

Chiffre d’affaires : 2 410 932 €uros

Résultat : + 48 455 €uros

Effectif : 33 personnes

  • La Société Nouvelle du Journal l’Humanité. SA à directoire et Conseil de Surveillance. Chiffres clés au 31/12/2009 :

Chiffre d’affaires : 29 504 000 €uros

Résultat : + 4 724 000 €uros

Effectif : 178 personnes

  • La Société Humanité Investissements Pluralisme. SA. Chiffres clés au 31/12/2009 :

Chiffre d’affaires : 0 €uros

Résultat : moins 19 379 €uros

Effectif : 0 personnes

  • L’Agora des Médias Alternatifs et Pluralistes. Société par Actions Simplifiée. Chiffres clés au 31/12/2009 :

Chiffre d’affaires : moins 42 053 €uros

Résultat : + 1 934 075 €uros

Effectif : 0 personnes

Depuis, bien évidemment, des modifications ont été apportées pour essayer « d’enfumer » comme disent certains.

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Car si tout est clair et limpide pourquoi ne pas jouer la transparence et donner tous les éléments, à tous les interlocuteurs ?

Car si tout est clair et limpide pourquoi, depuis la création du syndicat en 2005 :

  • Jeter le discrédit sur son action et ses positions, en maniant le mensonge, la délation, la rumeur,
  • Entraver son fonctionnement jusqu’au délit d’entrave caractérisé comme la privation du délégué syndical (et délégué du personnel) et du délégué syndical auprès de l’UES (qui n’a pas été contesté) d’un accès libre aux services du personnel
  • Expulser, manu-militari, ces mêmes élus accompagnés de leurs collègues des locaux de la SPDP le vendredi 1er juillet 2011.

Car si tout est clair et limpide et si l’on n’a rien à se reprocher pourquoi empêcher les salariés et leurs délégués :

  • De contacter directement leur gérant,
  • D’accéder librement au service du personnel, au service comptable qui s’occupent de leur frais,
  • De prendre connaissance des quelques documents qu’ils sollicitent….?

ALORS COMMENT FAIT-ON  pour chercher la vérité et la dire ?

Faute d’éléments complémentaires serait-il envisageable  d’imaginer que :

  • L’Huma se sert de la SPDP pour régler des problèmes qui sont bien réels et qu’elle est entrain « de scier la branche sur laquelle elle est assise ».

  • La SPDP ait servi pendant de nombreuses années à faire remonter de la trésorerie, à « recaser » des dirigeants, etc…

La collecte d’abonnements est aujourd’hui rentable, voire très rentable. (Voir la page intitulé « RENTABLES«   que personne n’a contesté. Et pour cause elle est établie à partir des tableaux fournis par la Direction, le 15 juin. Cette étude montre que cette activité a dégagé un excédent brut de 830 892 €uros en 2009 soit 33 235 €uros par abonneurs et a dégagé un excédent brut de 715 297 €uros en 2010 soit 28 611 €uros par abonneurs)

Cette collecte peut le devenir encore plus et, en améliorant la quantité et la qualité de cette collecte, elle peut être « encore et plus que jamais » de nature à participer de manière significative à sauver le journal de Jaurès. 

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Quelques éléments (à étayer et établis à partir du peu de renseignements en notre possession) qui sont de nature à participer à une compréhension de ce dossier bien opaque :

(Nous n’avons en notre possession, à l’heure qu’il est, que les comptes 2007, 2008, 2009 et 2010, très lapidaires, très globaux, sans aucun détail et nos réflexions sont à examiner dans ce cadre)

TOUT D’ABORD LE DÉFICIT DE 850 000 €UROS.

Vous avez dit déficitREGARDONS CELA DE PLUS PRÊT.

  • Année 2007 :

Montant des abonnements réalisés : 1 040 515 €uros.

Montant de la commission qui aurait du être versée par l’Huma : 1 300 643 €uros (1 040 515 €uros x 125 %)

Montant de la commission versée par l’Huma : 1 207 000 €uros

DIFFÉRENCE : 93 643 €uros auquel il convient de rajouter :

  • Les commissions du journal « La Terre » que nous ne pouvons pas évaluer.
  • Le travail produit par la cellule téléphonique (deux salariés à plein temps et leur encadrement) qui pourrait être estimé à 75 000 €uros.
  • Année 2008 :

Montant des abonnements réalisés : 1 544 767 €uros. (La direction de l’Huma annonce 1 526 853. Pourquoi cette différence ?)

Montant de la commission qui aurait du être versée par l’Huma : 1 930 958 €uros (1 544 767 €uros x 125 %)

Montant de la commission versée par l’Huma : 1 906 000 €uros

DIFFÉRENCE : 24 958 €uros auquel il convient de rajouter :

  • Les commissions du journal « La Terre » que nous ne pouvons pas évaluer
  • Le travail produit par la cellule téléphonique (deux salariés à plein temps et leur encadrement) qui pourrait être estimé à 75 000 €uros.
  • Année 2009 :

Montant des abonnements réalisés : 1 832 033 €uros. (La direction de l’Huma annonce 1 813 107 €uros. Pourquoi cette différence ?)

Montant de la commission qui aurait du être versée par l’Huma : 2 290 041 €uros (1 832 033 €uros x 125 %)

Montant de la commission versée par l’Huma : 2 279 000 €uros
 
DIFFÉRENCE : 11 041 €uros auquel il convient de rajouter :

  • Les commissions du journal « La Terre » que nous ne pouvons pas évaluer
  • Le travail produit par la cellule téléphonique (deux salariés à plein temps et leur encadrement) qui pourrait être estimé à 75 000 €uros.

  • Année 2010 :

Montant des abonnements réalisés : 1 719 610 €uros (La direction de l’Huma annonce 1 745 522 €uros. Pourquoi cette différence ?)

Montant de la commission qui aurait du être versée par l’Huma : 2 149 512 €uros (1 719 610 €uros x 125 %)

Montant de la commission versée par l’Huma : 2 143 000 €uros

DIFFÉRENCE : 6 512 €uros auquel il convient de rajouter :

  • Les commissions du journal « La Terre » que nous ne pouvons pas évaluer
  • Le travail produit par la cellule téléphonique (deux salariés à plein temps et leur encadrement) qui pourrait être estimé à 75 000 €uros.

Sommes dues par l’Huma à la SPDP dans le cadre d’un non respect du contrat (produits non rentrés par la SPDP) : 136 154 €uros (93 643 €uros + 24 958 €uros + 11 041 €uros + 6512 €uros) auquel il convient de rajouter au moins 300 000 €uros (75 000 x 4) soit un total de 436 154 €uros auquel il convient de rajouter le commissionnement dû par le journal « La Terre »

Soit une absence dans les comptes SPDP d’une rentrée de 436 154 €uros sur 4 exercices seulement

Où est donc le déficit cumulé de 850 000 €uros sur 10 exercices avec un déficit inexplicable et inexpliqué de 401 000 €uros pour la seule année 2007.

Il existe un autre poste « produits » qui pose problème et qui est intitulé : « Relances abonnements »

  • 2007 : 159 000 €uros

  • 2008 : 126 000 €uros

  • 2009 : 71 000 €uros

  • 2010 : 13 000 €uros

De quoi s’agit-il ? Quel client nous payait cela ? De quel travail était-ce le résultat ? Ou ce travail a diminué et les charges qui pourraient lui être affectés ont diminué ? Ou ce travail a toujours été produit et sa rémunération par le client n’a pas été effectuée ? Dans tous les cas, financièrement parlant, une différence existe qui pourrait être évaluée sur seulement 3 ans à : 267 000 €uros

  • 2008 : 159 000 €uros – 126 000 €uros = 33 000 €uros

  • 2009 : 159 000 €uros – 71 000 €uros = 88 000 €uros

  • 2010 : 159 000 €uros – 13 000 €uros = 146 000 €uros

Ce n’est pas rien il manquerait, DANS LES RECETTES, une nouvelle somme de 267 000 €uros

L’excédent cumulé sur ces deux postes produits serait de : 703 154 €uros (436 154 €uros + 267 000 €uros) soit quasiment l’équivalent du fameux déficit cumulé de 850 000 €uros.

Sur quatre ans nous trouvons une différence sur deux seuls postes « produits » de 703 154 €uros et on veut supprimer cette activité sur un déficit cumulé (Qui oserait dire artificiel ? Fictif ?) de 850 000 €uros et avec un déficit pour la seule année 2007 de 401 000 €uros (et nous dégageons même un excédent en 2009 de 51 000 €uros. Bonjour le YOYO)

Exigeons que l’Huma paie ses dettes cumulées (où du mois en assume l’existence) et il n’y aurait pas de problème de trésorerie et l’activité collecte d’abonnements pourrait se poursuivre (en interne en reconstituant sa force initiale tel qu’elle existait jusqu’à l’an 2000) dans l’intérêt de l’Huma, de tous ses salariés et de tous les progressistes de France.

Le troisième et dernier poste « produits » pose aussi problème : « Mise à disposition personnel »

  • 2007 : 31 000 €uros

  • 2008 : 31 000 €uros

  • 2009 : 60 000 €uros

  • 2010 : 60 000 €uros

Somme totalement fixe d’une année à l’autre et puis qui double sur une autre période. A quoi correspond-elle ?

La SPDP a été créée le 19 02 2001, nous venons d’examiner une période de 4 ans.

Osons extrapoler sur 10 ans !!!

Nous venons d’examiner les produits. C’est suffisant dirait un néophyte. L’affaire est entendue !!

 

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Afin que le tableau soit complet et compréhensible, sur les trois dernières années, il est utile de souligner que le nombre d’abonneurs a baissé et qu’il peut être intéressant d’examiner la productivité de ces abonneurs.

  • 2008 : 27 abonneurs : CA (chiffre d’affaire) par jour travaillé : 339,33 €uros (salaire moyen mensuel lissé sur une année entière : 1 995 €uros avec les particularités de leur activité et sachant que ce sont des cadres en grosse responsabilité)

  • 2009 : 24 abonneurs : CA par jour travaillé : 361,66 €uros (salaire moyen mensuel lissé sur une année entière : 2 179 €uros avec les particularités de leur activité et sachant que ce sont des cadres en grosse responsabilité)

  • 2010 : 24 abonneurs : CA par jour travaillé : 370,13 €uros (salaire moyen mensuel lissé sur une année entière : 2 088 €uros avec les particularités de leur activité et sachant que ce sont des cadres en grosse responsabilité)

Une productivité qui augmente ? Tiens, tiens, tiens…… nous avions cru entendre l’inverse. ILS DISENT TOUJOURS L’INVERSE.

Et à parler productivité, parlons productivité! (même si au sein de l’Huma cela pourrait choquer. Mais il faut bien vivre dans le monde réel. Vivre avec son temps comme le disent les réformistes)

Soyons courageux, examinons la productivité de ceux qui sont les ambassadeurs du journal auprès du grand public (comment mesurer la productivité d’un cadre supérieur qui passait son temps à regarder les grévistes du haut de sa fenêtre? Quels outils existent pour ce faire ?).

Dans un de ses écrits du 12 avril dernier (courrier recommandé qui proposait plusieurs modifications substantielles du contrat de travail avec menace de licenciement économique) la direction proposait une simulation avec un taux de chute des abonnements pour le premier quadrimestre de 4 %, de 2 % pour le deuxième quadrimestre, de 1,5 % pour le troisième quadrimestre et de 1 % par mois pour la deuxième année.

Admettons que ce taux de chute soit proposé après une analyse fine des réalités et qu’effectivement cette moyenne soit valide, bien réelle. (Nous ne sommes pas en mesure d’avoir tous les éléments et cela reste à vérifier. C’est d’ailleurs ce qu’il avait été convenu de faire en mettant en place un groupe de travail, qui n’a jamais vu le jour.)

Pour les huit premiers mois (deux premiers quadrimestres) la direction admet donc comme normal un taux de chute de 16 % (4% x 4 mois) + 8 % (2% x 4 mois) soit 24 %.

Et bien tout cela indique, tout simplement que les abonneurs VRP Huma sont de très bons producteurs car le taux de chute admis au quotidien « Le Parisien » est de 40 % pour les 8 premiers mois.

16 % d’écart et EN NOTRE FAVEUR.

Donc pas grand-chose à « gratter » de ce côté-là. Nous avons des « abonneurs » très performants ou des abonnés très performants (nous sommes prêts à partager la poire en deux : 8% pour les abonneurs, 8% pour les abonnés) Qui dit mieux !!!!!!!!

Toujours est-il que certains discours et écrits, au delà du mensonge, sont des discours infondés, manipulateurs, qui sont contredits par tous les instruments de mesures !

Alors proposer comme solution, pour sortir d’une crise qui n’existait pas à la SPDP, de faire pression sur la rémunération de ses cadres VRP en la flexibilisant et en la précarisant est un non sens, un vrai non sens.

Sachant que politiquement et économiquement ce type de mesure est toujours économiquement contreproductive, humainement impensable et politiquement inacceptable (lire l’Huma tous les jours et tous les éditos de nos dirigeants)

 

 

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Soyons sérieux ! Redevenons sérieux : Soyons de vrais gestionnaires, de bons gestionnaires pragmatiques et tout, et tout.

Tentons d’examiner les charges (les dépenses).

Alors là, c’est plus compliqué car nous avons toujours aussi peu d’éléments, encore moins d’éléments. Et donc que tout cela est bien obscur.

Prenons des risques. OSONS !

Le poste globalisé de charges : « achat consommés »

  • 2007 : 58 000 €uros : ??% d’augmentation (nous n’avons pas les chiffres de l’année précédente)

  • 2008 : 79 000 €uros : + 36 % d’augmentation

  • 2009 : 61 000 €uros : – 23 %

  • 2010 : 76 000 €uros : 25 % d’augmentation

 Bonjour le « Yoyo ». Dans une entreprise normale cela ne se passe pas comme cela ou du moins cela nécessite des explications rationnelles que tous demandeurs seraient en droit de connaitre. Au final en 3 ans : + 31 % (76 000 €uros comparés à 58 000 €uros). Pas mal quand même.

Le poste globalisé de charges : « autres charges externes »

  • 2007 : 360 000 €uros : ??% d’augmentation (nous n’avons pas les chiffres de l’année précédente)
  • 2008 : 456 000 €uros : + 27 % d’augmentation
  • 2009 : 531 000 €uros : + 16 % d’augmentation
  • 2010 : 544 000 €uros : + 3 % d’augmentation

En 3 ans : + 51 % (544 000 €uros comparé à 360 000 €uros). Pas mal sachant que ce poste représente 25 % des charges. Quelles explications rationnelles que tous demandeurs seraient en droit d’avoir ?

Le poste globalisé de charges : « services extérieurs »

    • 2007 : 152 000 €uros : ??% d’augmentation (nous n’avons pas les chiffres de l’année précédente)
    • 2008 : 202 000 €uros : + 33% d’augmentation
    • 2009 : 166 000 €uros : – 18 %
    • 2010 : 197 000 €uros : + 19 % d’augmentation

En 3 ans : + 30 % (197 000 €uros comparé à 152 000 €uros). 45 000 €uros de plus. Pas mal sachant que nous avons du mal y mettre un contenu visible. Quelles explications rationnelles que tous demandeurs seraient en droit d’avoir ?

Et vous attendez tous, si vous avez suivi, jusqu’à maintenant, le poste « CHARGES DU PERSONNEL »

    • 2007 : 1 156 000 €uros : ??% d’augmentation (nous n’avons pas les chiffres de l’année précédente)

    • 2008 : 1 424 000 €uros : + 23% d’augmentation

    • 2009 : 1 519 000 €uros : + 7 % d’augmentation

    • 2010 : 1 480 000 €uros : – 3 %

En 3 ans + 28 % (1 480 000 €uros comparé à 1 156 000 €uros). 324 000 €uros de plus. Pas mal sachant que nous avons du mal y mettre un contenu visible. Quelles explications rationnelles que tous demandeurs seraient en droit d’avoir ?

D’autant plus que nombre de VRP a baissé. Nous sommes 21 en activité contre 27 en 2008. Question ?

L’effectif global serait de 33 personnes au 31 décembre 2009 indique le tribunal de commerce. Nous avons du mal à arriver à ce chiffre. Questions ?

COMPTONS, RECOMPTONS……31 au jour de la liquidation de la SPDP et ce chiffre est valide.

 

InnocentInnocentInnocentInnocentInnocentInnocentInnocentInnocent

 

Rentrons plus dans le détail et, pour ce faire, nous n’avons que deux années 2007 et 2008.

Mais cela peut être assez significatif. Nous allons tenter de le faire sur trois comptes, les plus explicites.

Le compte intitulé « locations, charges locatives et de copropriété dont montant des biens pris en location pour une durée supérieure à 6 mois » était de 173 000 €uros en 2007 et est passé à 255 756 €uros en 2008 soit 48 % d’augmentation en une année.

Normalement il est composé exclusivement de la location des voitures et de la location des locaux :

  • 25 véhicules à 450 €uros par mois : (450 x 12 x 25) : 135 000 €uros. Où est le contrat ? Pourquoi ne veut-on pas le porter à notre connaissance ? Pourquoi nos dirigeants dont M. Patrick Le Hyaric se refusent à nous en communiquer les termes ?

Les chiffres « abracadabrants » que nous fournit la direction sont :

  • 2007 : 96 452 €uros
  • 2008 : 167 695 €uros
  • 2009 : 145 617 €uros
  • 2010 : 141 272 €uros
  • 80 M2 (surdimensionnés !) de locaux à 210 euros annuel le M2 TTC avec charges (160 €uros le M2 hors charges) : 16 800 €uros. Sachant que les locaux actuellement occupé par la SPDP sont surdimensionnés et ne sont pas considérés comme des bureaux, car au rez-de-chaussée. (le loyer ne devrait-il pas être  bien plus bas ?) Il est aussi nécessaire de relever qu’un salarié SNJH en occupe une partie en permanence et d’autre part qu’une partie de l’activité de certains salariés et donc des locaux seraient à « proratisés » en tenant compte des VRP sous statut SNJH (3 à ce jour soit 14 %) Où est le contrat ? Pourquoi ne veut-on pas le porter à notre connaissance ? Pourquoi nos dirigeants dont M. Patrick Le Hyaric se refusent à nous en communiquer les termes ?

Sur les locaux, on nous a tout raconté : la SPDP louerait directement, puis la SPDP serait en sous location, puis…. Et jusqu’au  secrétaire du CE qui se refuse à accéder au contrat ou de le rendre public. Quelle transparence !!!!! Mais pourquoi est-ce si obscur ? Toujours est-il que ce poste s’est monté à 33 587 €uros en 2007 et 36 082 €uros en 2008 (chiffres de la direction donnés pour se justifier dans son communiqué de mi juin) soit quand même le double : Belle remontée de trésorerie ?

Sauf erreur de notre part, il existerait donc une différence supérieure à 103 956  €uros pour une seule année : 255 756 €uros moins 151 800 €uros (135 000 €uros + 16 800 €uros)

Pas rien, car multiplié par dix ans cela pourrait se monter à 1 039 560 €uros. BIEN SUPÉRIEUR AU DÉFICIT CUMULÉ  (Qui a dit « remontée de trésorerie ?)

Le compte intitulé « sous-traitance » se monte à 187 000 €uros en 2008 (175 302 en 2007) De quoi s’agit-il pour un poste qui représente presque 10 % du CA sachant que le seul sous-traitant que nous ayons, à première vue, serait la SNJH pour la gestion (tenue de la comptabilité, établissement des salaires….) et que cela ne devrait pas excéder 30 000 €uros par an. Sachant que par ailleurs (cela pourrait être la contrepartie) des salariés de la SPDP et des cadres de la SPDP gèrent, préparent, encadrent les activités des abonneurs SNJH. Bonjour l’unité économique et sociale !!!

Et comment et par qui est évaluée cette sous-traitance? Et par qui est-elle facturée ? Où est le contrat ? Pourquoi ne veut-on pas le porter à notre connaissance ? Pourquoi nos dirigeants dont M. Patrick Le Hyaric se refusent à nous en communiquer les termes ?

Que peut englober d’autre, ce compte ?

Sauf erreur de notre part, il pourrait exister une différence de 150 000 €uros pour une seule année : 187 000 €uros moins 30 000 €uros) Pas rien, car multiplié par dix ans cela pourrait s’élever, se monter à 1 500 000 d’€uros. Quasiment deux fois le déficit cumulé !!!  Pire que de la remontée de trésorerie…( DE LA SPOLIATION?)

Dans son communiqué de mi juin la direction évacue totalement ce poste ! Alors qu’elle est plus que prolixe sur la rémunération des abonneurs.

Pourquoi?

Le compte intitulé « personnel extérieur à l’entreprise » se monte à 37 240 €uros en 2008 (38 587 en 2007)

Que peut englober ce compte ? Cela représente 350 000 euros sur dix ans. Presque la moitié du déficit cumulé. Quand même !!!

 

ArgentArgentArgentArgentArgentArgentArgent

 

Il doit se cacher de nombreuses et grosses erreurs, de grosses imprécisions, dans notre essai d’analyse car nous sommes confrontés à nombre d’inconnus. A trop d’inconnus.

Mais convenons ensemble que cela vaudrait la peine d’avoir quelques explications complémentaires :

  • Avant de fermer une entreprise de cette taille pour un déficit (totalement artificiel) tel qu’il est annoncé , avant de priver 31 salariés d’emploi et de menacer l’équilibre de 31 familles et de les pousser vers la désespérance.

  • Avant de fermer une entreprise de cette taille qui dégageait même un excédent de 51 000 €uros en 2009.

  • Avant de fermer une entreprise de cette taille qui en 2010 avec un CA quasi identique, une masse salariale qui baisse, une productivité qui augmente générerait un déficit et serait confronté à un manque de trésorerie qui l’obligerait à cesser toute activité.

Comprenne qui pourra !!! Serions-nous confrontés à de nouvelles lois économiques renversantes, nouvelles, sachant que par ailleurs le donneur d’ordre ne peut pas normalement se priver de ce prestataire, ou du moins de cette activité, sans prendre le risque de disparaitre rapidement ?

SACHANT QUE PAR AILLEURS CE DONNEUR D’ORDRE, LE JOURNAL L’HUMANITÉ, devrait tout mettre en œuvre pour sauver, coûte que coûte, ses « abonneurs » qui sont tout autant essentiel à sa pérennité et à son futur développement que les journalistes, les ouvriers du livre, les employés, les cadres….

Pour mémoire, le journal l’Humanité possède un portefeuille de 36 000 abonnés, en perd 6 000 par an et sa force de vente en recueille 6 000 (Le syndicat, depuis sa création en 2005, a toujours dit qu’il était possible de recueillir 10 000 nouveaux lecteurs par an). Convenons ensemble que cette dernière hypothèse changerait la donne… pour les deux parties.

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DES CHIFFRES, TOUJOURS DES CHIFFRES : La diffusion du journal

  • Année 2005

    • Abonnés (poste et portage) qui paient leur abonnement : 37 545

    • Ventes au N° : 14 238

    • Diffusion non payée : 3846

    • % abonnement par rapport à la diffusion totale : 67,93%

    • % abonnement par rapport à la diffusion payante : 72,50%

  • Année 2006

    • Abonnés (poste et portage) qui paient leur abonnement : 37 240

    • Ventes au N° : 10 631

    • Diffusion non payée : 2928

    • % abonnement par rapport à la diffusion totale : 76 %

      • Soit + 3,50 année précédente

    • % abonnement par rapport à la diffusion payante : 77,79%

      • Soit + 5,29 année précédente

 De quoi sommes-nous les victimes? dans Analyses economiques dsc0236Année 2007

    • Abonnés (poste et portage) qui paient leur abonnement : 36 201

    • Ventes au N° : 10 285

    • Diffusion non payée : 2 571

    • % abonnement par rapport à la diffusion totale : 76,61 %

      • Soit + 0,61 année précédente

    • % abonnement par rapport à la diffusion payante : 77,87%

      • Soit + 0,08 année précédente

  • Année 2008

    • Abonnés (poste et portage) qui paient leur abonnement : 35 343

    • Ventes au N° : 9 532

    • Diffusion non payée : 3 183

    • % abonnement par rapport à la diffusion totale : 76,75 %

      • Soit + 0,14 année précédente

    • % abonnement par rapport à la diffusion payante : 78,76%

      • Soit + 0,89 année précédente

  • Année 2009

    • Abonnés (poste et portage) qui paient leur abonnement : 36 361

    • Ventes au N° : 9 203

    • Diffusion non payée : 4 540

    • % abonnement par rapport à la diffusion totale : 77,26 %

      • Soit + 0,51 année précédente

    • % abonnement par rapport à la diffusion payante : 79,80%

      • Soit + 1,04 année précédente

  • Année 2010

    • Abonnés (poste et portage) qui paient leur abonnement : 36 063

    • Ventes au N° : 8 440

    • Diffusion non payée : 2 777

    • % abonnement par rapport à la diffusion totale : 78,75 %

      • Soit + 1,49 année précédente

    • % abonnement par rapport à la diffusion payante : 81,03%

      • Soit + 1,23 année précédente

Sans commentaire. Ou plusieurs commentaires :

  • La vérité des chiffres, leur réalité brutalité pourraient se suffire. Devraient suffire.

  • Imaginons que la force de vente et ses abonneurs n’aient pas existé en 2009 : 6 801 abonnements récoltés. A VOS CALCULETTES.

  • Imaginons que la force de vente et ses abonneurs n’aient pas existé en 2010 : 6 218 abonnements récoltés (car moins d’abonneurs en activité mais qui ont un ratio d’abonnements produits par jour travaillé quasi identique : 1,20 en 2009 contre 1,17 en 2010). A VOS CALCULETTES.

  • On passe quand même de 72,50 % à 81,03 % : + 8,53 %.

  • 81 % des 21 697 000 €uros du « chiffre d’affaire vente nette des journaux » à comparer au total des produits du journal qui est de 30 123 000 €uros : 17 574 570 €uros sur 30 123 000 €uros.

Là, se trouve le cœur -le poumon- du journal car la publicité, l’aide au quotidien, la souscription, les autres produits sont plus aléatoires et ne sont pas la finalité : Un journal est écrit pour être lu.

L’Humanité, en tant que quotidien d’opinion n’a de raison d’être que s’il est lu, par le plus grand nombre. Qui peut se contenter de ce chiffre de 45 000 acheteurs quotidien et dire qu’il n’est pas « dépassable » sensiblement et durablement.

La vente en Kiosque diminue, les abonnements et donc leur collecte permanente deviennent le pilier incontournable de la diffusion et de la survie du journal….

 

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Et nous ne parlons que chiffre brut, qu’en très bon gestionnaire

Car le travail d’un abonneur sur le terrain :

  • C’est en moyenne : 5 rencontres, 5 débats pour concrétiser un abonnement et donc il renforce en permanence l’audience du journal ce qui peut se traduire par des prolongements d’abonnements, de nouveaux achats en kiosque, par une meilleure sensibilisation au journal, un abonnement spontané à venir et donc un meilleur retour quand une campagne de souscription, de parrainage est lancée….

  • C’est la rencontre permanente et la vitrine du journal auprès de nombreuses organisations politiques, syndicales, associatives, des collectivités, des bibliothèques et médiathèques, des élus, des responsables, des décideurs….

  • C’est une présence visible et dynamique sur toutes les initiatives publiques : Peut-on imaginer les fêtes fédérales, les meetings, les débats,  la fête de l’Huma sans les abonneurs, sans ses abonneurs ?

Messieurs les gestionnaires, Messieurs les dirigeants : Dans la vie du journal de Jaurès, il existe ce qui se quantifie, il existe ce qui ne se mesure pas. Et si ce qui ne se mesure pas était aussi important que ce qui se mesure. Quel avenir construisez-vous au journal l’Humanité ?

Enfin et malgré tout, en tant que bons gestionnaires, on peut se contenter de chiffres bruts qui démontrent, SANS AMBIGUÏTÉ, la rentabilité, l’extrême rentabilité de ce corps de recherche de lecteurs sur tout le territoire français.

Et, il ne faudrait pas oublier d’y rajouter une part de la publicité, et une part de l’aide de l’Etat, et une part de la souscription, etc… que perçoivent le journal car si le nombre de lecteurs baissait, ces ressources là ne risqueraient-elles pas d’être amoindries ?

La comptabilité analytique c’est une chose. Mais est-ce suffisant ? Est-ce pertinent et si c’est pertinent pourquoi ne jouez-vous pas la transparence en portant tous les éléments à l’ensemble des acteurs (Les lecteurs, les abonnés, les salariés du journal, leur organisations syndicales et leurs élus)

La sauvegarde d’un quotidien comme l’Humanité ne relève-il pas de la mise en œuvre d’une autre démarche (dépassant le simple gestionnaire)? Pourquoi ne le jouez-vous pas grand public ?

Tous les jours dans l’Huma parait une « auto publicité » d’un livre intitulé le « PACTE DES RAPACES. Un livre pour briser le silence ».

Mais le silence ne commence-t-il pas à devenir assourdissant autour de la suppression du corps des abonneurs, de leurs actions et de leurs propositions dont pas un lecteur du journal n’a été informé.

Car comment oser écrire en annexe de la publication des comptes 2010 publié le 13 juillet 2011 que « le coût de la conquête des abonnements élevé, dépasse de 360 000 €uros celui que nous avions envisagé »?

  • Coût 2009 : 2 279 000 €uros

  • Coût 2010 : 2 143 000 €uros

 OU EST LE SURCOUT ???????

Qui avait envisagé quoi ? Qui est le nous ? Qu’avait-il envisagé en 2010, ce nous ? Avait-il envisagé quelque chose en 2011, ce nous ? Et en 2012, ce nous, qu’envisage-t-il ?

OU SONT LES 360 000 €UROS MIS EN AVANT ?

« Les 360 000 €uros de dépassement »

C’est vraiment du grand n’importe quoi!  INQUALIFIABLE ET INDICIBLE !!!! Nous sommes sur une autre planète….

Le supplément à l’Humanité (pages communistes) du 8 juin dernier titrait : « Le PCF à l’heure des choix »

L’Humanité n’est-elle pas à l’heure des choix ?

 

Qu’en pensez-vous ?

 

ALORS COMMENT FAIT-ON pour chercher la vérité et la dire ?

ALORS QUE FAIT-ON ?………..

 

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Et au fait, il parait que nous étions en rupture de trésorerie. (En cessation de paiement comme ils disent). Nous n’avons que les bilans 2007 et 2008. Mais il apparait dans ces bilans qu’un client (La SNJH ? Nous n’en avons qu’un) nous devait 49 997 €uros en 2008 (11 203 €uros en 2007) et que nous avions une autre créance de 59 332 €uros.

Comment a évolué la situation, les années suivantes?

Mais combien tout cela serait peu au regard de ce que le client (SNJH) n’aurait pas versé à la SPDP (voir le chapitre produit : CA réalisé et commission versée)

Mais combien cela serait peu au regard des chiffres portés à notre connaissance, à notre compréhension.

1 millions d’€uros, 2 millions d’€uros, 3 millions d’€uros……de REMONTÉES DE TRÉSORERIE !

Est-il pensable que la SPDP ait été pillée ? Est-il pensable qu’elle ait été « la vache à lait » de l’Huma ?

Et une fois cette « vache à lait » supprimée, QUEL AVENIR POUR L’HUMA ? Pendant quelques temps cette suppression pourra peut-être apparaitre comme une éclaircie, comme chaque fois qu’une entreprise externalise, mais à terme ? L’édifice ne s’écroule-t-il pas ?

En effet les frais fixes resteront comme la location de l’immeuble, comme les collaborateurs qui participaient à la gestion de ces 31 collaborateurs, etc…

 

ALORS COMMENT FAIT-ON pour chercher la vérité et la dire ?

ALORS QUE FAIT-ON ?………..

CriCriCriCriCriCriCriCriCri

Reconnaissons que si les gérants successifs avaient travaillé dans la transparence, tous ces questionnements seraient inutiles. Le conflit n’aurait pas eu lieu, la confiance et le respect règneraient et l’Huma ne pourrait que conforter son potentiel et sa présence dans le paysage des quotidiens qui participent au pluralisme de la presse et à la démonstration que l’on peut faire autrement. Les grands médias disent tous à peu près la même chose. De différentes manières, ils nous invitent à accepter le monde tel qu’il est avec ses injustices, ses inégalités, la baisse des salaires, des retraites, le chômage…. L’huma, c’est une voix différente pour montrer que cela n’est pas fatal.

Ce serait bien qu’elle pratique en interne ce qu’elle défend quotidiennement dans son contenu et ne serait-il pas normal qu’elle prenne en compte ceux qui à l’intérieur, parmi ses salariés, demandent et sont prêt à participer à la déclinaison de ces magnifiques principes et rester en cela fidèle à la ligne éditoriale de son fondateur, Jean Jaurès ?

Reconnaissons que si tous les éléments étaient portés dans la clarté à tous les intervenants dans ce dossier, il aurait été possible aux salariés de faire des propositions censées et écrites comme se plaisaient à le rappeler les derniers gérants qui, eux, doivent connaitre les réponses à toutes ces questions.

Quant au dernier gérant (dit le liquidateur) qui « VIRE » plus vite que son ombre (15 jours, 31 emplois supprimés), ni vu, ni connu, trois petits tours et puis s’en va… Avec la bénédiction de tous les dirigeants de l’Huma dont M. Guillou (le précédent gérant et N° 2 de l’Huma) car tout se passait dans son bureau avec ses collaborateurs mis à disposition d »‘Ice Man »

Reconnaissons que les derniers gérants et surtout le donneur d’ordre unique porteraient une responsabilité politique historique si aucune autre réponse n’était apportée que celle qui est actuellement appliquée. Croyez-vous que les abonneurs soient utiles au développement et à la survie de l’Humanité? SANS ABONNEUR, L’HUMA PEUT-ELLE SURVIVRE DURABLEMENT ?  (N’hésitez pas à voter sur notre blog : http://abonneurshuma.unblog.fr/)

Reconnaissons qu’il faut revenir sur ce massacre qui met en danger :

  • 31 salariés,

  • 31 familles,

  • Le journal l’Humanité,

  • Tous ceux qui travaillent en son sein (à plus ou moins court terme)

  • Tous ceux qui travaillent en périphérie (à plus ou moins court terme)

  • Tous les progressistes qui l’utilisent pour essayer de s’émanciper et de construire et/ou « co-construire » une ou des alternatives au système capitaliste et/ou au système « bon  gestionnaire » qui détruit tout sur son passage.

Reconnaissons que tout doit être mis en place pour que la transparence qui n’a jamais existé soit mise en œuvre, que tous les éléments soient donnés à tous ceux qui le demandent et QUE CETTE FORCE DE VENTE SOIT RECONSTITUÉE.

Il n’est jamais trop tard ! « Indignez-vous » a écrit Stéphane Hessel puis « engagez-vous » !

NOMBREUX SONT CEUX QUI SUR CE DOSSIER SE SONT INDIGNÉS

ET LE MOMENT N’EST-IL PAS VENU QU’ILS S’ENGAGENT?

emoticoneemoticoneemoticoneemoticoneemoticoneemoticoneemoticone

  • Est-ce que les « ex salariés » de la SPDP peuvent laisser faire cela ?
  • Est-ce que les salariés du journal l’Humanité peuvent laisser faire cela ? Qu’ils soient cadres, journalistes, employés, ouvriers du livre…..
  • Est-ce que les syndicats (le nouveau, les anciens) du journal l’Humanité peuvent laisser faire cela ? Que se soit le syndicat des cadres, des journalistes, des employés, des ouvriers du livre…..
  • Est-ce que les lecteurs du journal l’Humanité peuvent laisser faire cela ? Eux qui n’ont pas eu droit à la moindre information sur ce conflit qui touche profondément et intimement leur journal (dans sa pérennité) : 24 jours de grève totale suivie par 90 % du personnel concerné et pas une ligne d’information, pas une photo. BRAVO !
  • Est-ce que les organisations du Parti Communiste peuvent laisser faire cela ?
  • Est-ce que le Parti Communiste, au plus haut niveau, peut laisser faire cela ?
  • Est-ce que les organisations du Parti de Gauche peuvent laisser faire cela ?
  • Est-ce que le Parti de Gauche, au plus haut niveau, peut laisser faire cela ?
  • Est-ce que les organisations constituant le front de Gauche peuvent laisser faire cela ?
  • Est-ce que les organisations syndicales telles la CGT peuvent laisser faire cela ?
  • Est-ce que la CGT, au plus haut niveau, peut laisser faire cela ?
  • Est-ce que les adhérents des ces partis politiques, de ces organisations syndicales peuvent laisser faire cela ?
  • Est-ce que les progressistes du pays peuvent laisser faire cela ?

Peut-il être répondu OUI à cette question ? Peut-on laisser répondre oui sans rien faire quand la perception de la réalité, de la problématique et de la cohérence des réponses à apporter s’accroit ?

CoolCoolCoolCoolCoolCoolCool

 

Et si vous répondez NON, et si elles répondent non, vous-même et vos organisations :

  1. Apportez de toute urgence votre soutien (moral, financier, physique…) aux licenciés,
  2. Visitez leurs deux blogs, ici et ici
  3. Rejoignez leur « cause » sur facebook, ici
  4. Votez sur le blog : http://abonneurshuma.unblog.fr/
  5. Signez leur pétition, 
  6. Interpellez la direction du journal au 0149 22 72 72
  7. Adressez des courriers et des mail à Patrick le Hyaric
  8. Lisez l’Huma tous les jours
  9. AGISSEZ, il est encore temps

Et si vous répondez NON, exigez que l’Huma réintègre ces (ses) licenciés, reconstitue et muscle sa force « conquête d’abonnements » car, de plus, cette activité production d’abonnements est rentable, très rentable. (Voir la page intitulée « RENTABLES«   que personne n’a contesté. Et pour cause elle est établie à partir des tableaux fournis par la Direction, le 15 juin. Cette étude montre que cette activité a dégagé un excédent brut de 830 892 €uros en 2009 soit 33 235 €uros par abonneurs et a dégagé un excédent brut de 715 297 €uros en 2010 soit 28 611 €uros par abonneurs )

 

Et quand on voit les comptes de notre journal :

  • Est-ce négligeable ?

  • Est-ce essentiel ?

 

Ensemble, tous ensemble, agissons pour sauver

le journal l’Humanité.

 +++

L’Humanité n’est-elle pas à l’heure des choix ?

 

 

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Adresse aux salariés de l’Humanité

Posté par abonneurshuma le 21 juillet 2011

Ce conflit doit cesser !!!

 

Même s’ils ne sont plus présents dans le hall du siège du journal, la lutte des abonneurs de l’huma continue.

Depuis le 15 juin, date de l’ouverture de la procédure de liquidation par le tribunal de commerce, la grève et la présence journalière sur place ne se justifiaient plus.

Mais, si les circonstances ont modifié le style du combat, elles n’en ont changé ni les buts ni l’ampleur.

L’enjeu reste plus que jamais la survie du journal.

Nous menons depuis deux types d’actions :

- Sur le plan juridique, avec un appel de la décision de liquidation et une action en reconnaissance de l’Unité Economique et Sociale (U.E.S.) entre la SPDP et la SNJH.

- Sur le plan politique, avec l’interpellation des dirigeants du PCF (actionnaire principal) et des organisations syndicales. De nombreux soutiens nous sont parvenus et continuent chaque jour d’affluer.

Car le problème reste entier et n’a encore reçu aucun début de réponse de la part de la direction du journal :

- Quel avenir pour l’Humanité sans abonneurs ?

- Quel avenir pour les 31 licenciés et leurs familles ?

L’entêtement de la direction,qui refuse tout dialogue, outre qu’elle met en péril l’avenir à court ou moyen terme du journal, nous oblige à rechercher tous les moyens pour préserver les intérêts des salariés de la SPDP.

Sauf à penser (ce que, pour notre part, nous refusons) que des décisions politiques auraient été prises en petit comité de laisser l’Humanité disparaître, cet entêtement est incompréhensible !

Dans ce cadre, nos conseils nous enjoignent de lancer une procédure de confusion des patrimoines entre le SNJH et la SPDP, avec le risque non négligeable que la chute de l’un entraine la disparition de l’autre.

Nous ne le souhaitons pas ! Mais il est aussi évident que nous ne sacrifierons pas 31 familles à l’aveuglement de nos dirigeants !

Malgré les entraves à la représentation du personnel (Le représentant CGT à l’UES s’est vu refuser l’accès à la réunion du C.E., et les délégués CGT se sont fait expulser du siège de leur entreprise.),

Malgré les mensonges (les grévistes seraient responsables de la chute de la SPDP),

Malgré la désinformation(nous aurions été des grévistes «à la petite semaine» au prétexte que certains d’entre nous devaient repartir le jeudi après-midi au regard de l’éloignement de leur domicile.),

Nous restons disponibles et demandeurs pour que l’ensemble des parties concernées se réunissent afin de mettre un terme à ce conflit qui n’aurait jamais dû exister et trouvent les solutions qui permettent la reprise de la conquête d’abonnements dans le respect des intérêts du journal et des abonneurs.

La situation actuelle, loin d’être apaisée, est grande de danger pour l’avenir du titre et nécessite une rapide prise de conscience de la direction du journal, des salariés du journal, et de l’actionnaire principal du journal.

 

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Analyse

Posté par abonneurshuma le 20 juillet 2011

Analyse dans Analyses economiques cgt21

 

SOMMES-NOUS LE PROBLÈME ?
OU
SOMMES-NOUS LA SOLUTION ?

 

ET DIT AUTREMENT

 

Si l’activité « conquête des abonnements » étaient une activité rentable?

Sans évoquer le fait qu’elle est indispensable à l’existence du journal l’Humanité

Examinons les chiffres de l’année 2009

Avertissement aux lecteurs : Tous les chiffres de départ sont vérifiés ou vérifiables : Ils proviennent de la direction qui a été obligé de se découvrir afin de tenter de justifier l’injustifiable. En sont exclus 8 abonneurs dont les chiffres ne sont pas significatifs ou qui n’auraient pas du faire parti de l’effectif. Nous n’avons jamais été 33 à temps complet. Sont retenues les 25 productions les plus significatives.

L’investissement Humain :

Les « charges de personnel » brutes pour l’année 2009 ont été de 797 304 €uros pour 25 abonneurs soit par abonneur : 31 892 €uros Les « charges patronales » pour l’année 2009 ont été de 349 982 €uros pour 25 abonneurs soit par abonneur : 13 999 €uros

Donc au cumul l’investissement humain est de 1 147 286 €uros pour 25 abonneurs soit par abonneur : 45 891 €uros.

Les Frais :

Les frais de véhicules (location) pour l’année 2009 ont été de 137 158 €uros pour 25 abonneurs
Les frais de carburant pour l’année 2009 ont été de 49 211 €uros pour 25 abonneurs
Les frais de péage pour l’année 2009 ont été de 19 390 €uros pour 25 abonneurs
Les frais de réparation pour l’année 2009 ont été de 9 691 €uros pour 25 abonneurs
Les frais de portable pour l’année 2009 ont été de 8 904 €uros pour 25 abonneurs
Les remboursements de frais pour l’année 2009 ont été de 29 705 €uros pour 25 abonneurs

Donc au cumul l’investissement induit par l’activité des abonneurs est de 254 059 €uros pour 25 abonneurs soit par abonneur 10 162 €uros.

La somme des deux cumuls pour la fonction « production conquête des abonnements » est de 1 401 345 €uros pour 25 abonneurs soit par abonneurs : 56 053 €uros

Le Chiffre d’affaire produit, par ces 25 abonneurs, a été de 1 785 790 €uros.
La commission versée par l’Huma (1,25) a été de 2 232 237 €uros

L’excédent brut a été de 830 892 €uros (2 232 237 €uros – 1 401 345 €uros) soit par abonneur 33 235 €uros d’excédent

Pour le même travail le Parisien aurait versé une commission de 1,50 soit : 2 678 685 €uros

Et au départ de ce « gigantesque gâchis » toute l’argumentation de la Direction de l’Huma est que les abonnements ne tiennent pas….Rappel des chiffres: Le taux de chute est de 24 % pour les 8 premiers mois. Il est de 40 % pour le Parisien pour la même période. Et il aurait été intéressant d’avoir accès à l’évolution de ce taux sur ces 10 dernières années.
Secret d’Etat ou tout au moins un manque de transparence évident qui masque une réalité qui serait dérangeante ?

Dans le cadre d’un fonctionnement totalement différent :

En responsabilisant chaque abonneur (ce sont des cadres), la fonction production pourrait se répartir mieux et différemment sur le territoire sur la base de : 65 000 000 d’habitants : 25 abonneurs : 2 600 000 habitants par abonneurs à lisser en tenant compte de paramètres pouvant influer sur la production. Donc un secteur attribué par abonneur comme le prévoit la Convention Collective de la profession.
En prenant mieux en compte leur spécificité, les difficultés de leur métier et leur ré-alignement sur les acquis des autres salariés de l’Huma (6ème semaine de congés, équivalent d’un treizième mois, paiement des jours fériés….) le montant de l’investissement salarial pourrait être de 45 891 €uros x 1,20 soit : 55 069 €uros par abonneurs x 25 abonneurs : 1 376 730 €uros.
En ce qui concerne leurs frais, il peut être imaginé qu’avec la mise en place de secteurs certains frais de déplacement et annexes pourraient diminuer mais si nous prenons en compte un meilleur taux de remboursement et un véhicule d’une gamme supérieure et mieux équipés (GPS intégré, régulateur de vitesse…) nous prévoyons une augmentation de 30 % soit : 10162 €uros x 1,30 soit 13 210 €uros par abonneurs x 25 abonneurs : 330 265 €uros
La somme des deux cumuls pour la fonction production conquête des abonnements serait par abonneurs de : 68 279 €uros x 25 soit 1 706 975 €uros pour ces 25 abonneurs.

En leur affectant un secteur comme le prévoit le statut VRP (cela pourrait diminuer certains frais), en les mettant en situation de gérer leur secteur en autonomie et en responsabilité, comme de vrais ambassadeurs, de vrai cadres qu’ils sont de fait, il pourrait être considéré que deux cadres supérieurs seraient suffisants : La fonction direction pourrait se résumer à un directeur tout à la fois directeur de la structure, directeur des ressources humaines et directeur commercial avec un adjoint délégué, sous-directeur commercial. Le montant du coût d’un abonneur avec frais : 68 279 x 1,50 soit : 102 418 €uros x 2 = 204 837 €uros pour ces deux cadres.

Au siège, deux employés à compétence et statut égal, fonction support : Traitement des fichiers en amont et en aval des productions, traitement de la production, préparation de tout le travail comptable et administratif, secrétariat de direction. Le montant du cout d’un abonneur (sans frais) x 0,75 % soit 55 069 €uros x 0,75 % = 41 301 €uros par employé x 2 = 82 603 €uros pour ces deux employés.
La fonction sociale (Etablissement des bulletins de salaire et toutes les déclarations fiscales, sociales….) et la fonction comptable seraient données en sous-traitance à un cabinet d’expert comptable : 1 000 euros par salarié par an : 30 000 €uros.
Bureau : 50 M2 à 200 €uros tout compris (loyer, charges chauffages, fluides) : 10 000 €uros
Location de tout l’équipement informatique, reproduction…: 10 000 €uros par an
Consommable : 10 000 €uros par an
Matériel pour la promotion commerciale : 60 000 €uros (10 €uros par abonnements)
• Divers : 50 000 €uros

Total des charges : 2 164 415 €uros (Hypothèse vraiment haute, très haute) à comparer au 2 232 237 €uros versés par l’Huma pour un chiffre d’affaire identique. Volontairement et pour qu’il n’y ai pas de discussion inutile, ce CA est gardé en l’état comme si la production ne s’améliorait pas, restait identique. (Hypothèse basse, très basse).

Cela dégagerait encore une marge de manœuvre de 67 822 €uros.

Et ce prévisionnel ne fait preuve d’aucune démagogie car :

En ce qui concerne les produits, il part sur les mêmes bases, il conserve les mêmes chiffres, à savoir qu’il n’inclut pas d’augmentation de la productivité qui, de fait, ne devrait pas manquer d’apparaitre.

En ce qui concerne les charges, sur tous les postes, il a été retenu les hypothèses et les projections les plus hautes car il peut être envisagé que l’application de la Convention collective en ce qui concerne la mise en place de secteurs va entraîner une diminution sensible des frais de carburant, de péage et du nombre de découchage.

L’absentéisme devrait baisser car les producteurs accumuleront moins de fatigue.

ET NE COMPARONS PAS AVEC LA COMMISSION VERSÉE PAR LE PARISIEN car autrement cela dégagerait un excédent de 514 270 €uros (2 678 685 €uros – 2 164 415 €uros)

Et il peut être imaginé que l’entreprise qui sous-traite cette activité pour le Parisien ne fait pas dans la philanthropie, d’autant plus qu’elle engage beaucoup moins de frais pour ses producteurs. Pour cause : Pas de découchage et beaucoup moins, vraiment beaucoup moins de frais de déplacement. Et il peut aussi être pensé que les dirigeants du Parisien savent gérer et donc savent investir dans le commercial pour maintenir leur diffusion quotidienne à 470 000 exemplaires. Ce qu’ils réussissent.

Examinons les chiffres de l’année 2010:

L’investissement Humain :

Les « charges de personnel » brutes pour l’année 2010 ont été de 829 188 €uros pour 25 abonneurs soit par abonneur : 33 167 €uros Les « charges patronales » pour l’année 2010 ont été de 344 789 €uros pour 25 abonneurs soit par abonneur : 13 791 €uros

Donc au cumul l’investissement humain est de 1 173 977 €uros pour 25 abonneurs soit par abonneur : 46 959 €uros.

Les Frais :

Les frais de véhicules (location) pour l’année 2010 ont été de 135 600 €uros pour 25 abonneurs
Les frais de carburant pour l’année 2010 ont été de 47 360 €uros pour 25 abonneurs
Les frais de péage pour l’année 2010 ont été de 19 361 €uros pour 25 abonneurs
Les frais de réparation pour l’année 2010 ont été de 12 083 €uros pour 25 abonneurs
Les frais de portable pour l’année 2010 ont été de 8 610 €uros pour 25 abonneurs
Les remboursements de frais pour l’année 2010 ont été de 41 320 €uros pour 25 abonneurs

Donc au cumul l’investissement induit par l’activité des abonneurs est de 264 334 €uros pour 25 abonneurs soit par abonneur 10 573 €uros.

La somme des deux cumuls pour la fonction production conquête des abonnements est de 1 438 311 €uros pour 25 abonneurs soit par abonneurs: 57 532 €uros

Le Chiffre d’affaire produit a été, pour ces 25 abonneurs de 1 722 406 €uros.
La commission versée par l’Huma (1,25) a été de 2 153 608 €uros

L’excédent brut a été de 715 297 €uros (2 153 608 €uros – 1 438 311) soit par abonneur 28 611 €uros d’excédent

Pour le même travail le Parisien aurait versé une commission de 1,50 soit : 2 678 685 €uros

Donc des chiffres plus que stable d’une année à l’autre. Si c’était viable en 2009, et si c’était viable en 2010, pourquoi, tout d’un coup ne serait-ce plus viable en 2011 ? Subitement ?

Et en 2012 ?

Et n’y avait-il pas d’autres actes de direction à mettre en œuvre pour (tout à la fois) pérenniser cette force de conquête de nouveaux abonnés et la rendre plus performante dans l’intérêt du développement du journal, de notre journal ?

Et chiche pour les 10 000 abonnements par an. Il est encore temps que la direction du journal entende la voix de la raison.

Démonstration est faite :

• Que notre activité peut-être intégrée au sein de la SNJH et que, bien au contraire, elle y a toute sa place. D’ailleurs n’aurait-elle pas du y rester ?

• Et que les emplois peuvent être sauvés et que le journal peut être sauvé… DURABLEMENT…

 

Valprionde, le 26 juin 2011

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