Respecter les décisions de justice.

Posté par abonneurshuma le 31 octobre 2011

La Justice a reconnu l’appartenance de la SPDP à l’Humanité


CETTE VICTOIRE DOIT ÊTRE PRISE EN COMPTE

 

 

 

Le Tribunal d’Instance de Saint-Denis vient de rendre une décision dont les attendus sont clairs, extrêmement bien motivée en fait et en droit. : L’Union Économique et Sociale (UES) entre le journal l’Humanité et la filiale SPDP que ce même journal a créée le 19 février 2001 est bien constatée au 11 juin.

 

Cette première décision s’inscrit dans le prolongement  du contenu des lettres de licenciement adressées, début juillet, à aux salariés abonneurs dans lesquelles le liquidateur écrit : « La Société de Prospection et de diffusion de presse (SPDP) appartient au sens du droit du travail au « groupe Humanité »… »

 

Cette première décision de justice vient conforter notre détermination :

 

·         A protéger les 31 salariés licenciés arbitrairement et injustement et à les rétablir dans tous leurs droits passés, présents et à venir.

·         A sauver tous les emplois qui existent dans ce journal et qui seront menacés très rapidement si une vraie et dynamique politique commerciale n’est pas décidée et mise en œuvre avec détermination.

·         A construire un avenir durable au journal fondé par Jean Jaurès qui aurait bien du mal à se retrouver dans les choix actuels, leurs conséquences et les postures adoptées par les premiers responsables de ce titre dont la ligne éditoriale est pourtant : La défense et la promotion des valeurs progressistes réelles.

 

 

LES DIRIGEANTS DE L’HUMANITE DOIVENT PRENDRE EN COMPTE LA NOUVELLE SITUATION. Et la réalité : A savoir que ce journal ne peut pas vivre durablement sans la collecte minimum de 6000 abonnements annuels qui avait déjà bien du mal à maintenir le lectorat à son niveau par ailleurs insuffisant.

 

Cette activité est rentable, très rentable et elle INDISPENSABLE ÉCONOMIQUEMENT ET POLITIQUEMENT.

 

Cette décision de bon sens  crée une nouvelle situation opposable d’une manière irréfutable aux dirigeants de l’Humanité qui se font les chantres quotidiens de la lutte contre toutes ces filialisations, externalisations. Et à juste raison car elles cachent bien souvent des magouilles financières tout en permettant la mise en place de reculs sociaux. 

 

ALORS. ALORS QUE FAISONS-NOUS ? COMME LES AUTRES, COMME LES CHANTRES DU LIBÉRALISME ?

 

L’avenir du journal l’Humanité est étroitement lié à l’avenir des propositions alternatives et innovantes portés aujourd’hui par le syndicat CGT des abonneurs. Le travail des abonneurs est l’une des clefs de la diffusion de l’Humanité et de L’Humanité Dimanche (et de la Terre) La situation actuelle de blocage est préjudiciable et périlleuse pour tout le monde, à tous les niveaux et sur tous les plans.

 

Notre activité est rentable et indispensable au redressement du journal.

 

Notre solution alternative SUR LE RENFORCEMENT DU LECTORAT s’appuie sur des données fiables et concrètes qui constituent un plan de relance crédible. Certains le critiquent en catimini, souvent de façon incompréhensible. Cette critique vise essentiellement à nous dénigrer et feint d’ignorer notre propre existence, nos propres compétences et le potentiel dont nous sommes porteurs pour créer un avenir à notre journal.

 

Pourtant, nous ne demandons qu’un juste retour des choses.

 

Aucune donnée chiffrée, aucun compte, aucun document ne nous ont été donnés en toute transparence.

La vérité nous est cachée, personne n’est jamais vraiment venu discuter avec nous…

 

POURQUOI ? EST-CE ACCEPTABLE ?

 

Est-ce une attitude responsable, digne……et à la hauteur :

 

  • De la réponse que mérite cette grève exemplaire de 24 jours au sein du journal l’Humanité ?
  • De la situation que génèrent ces 31 suppressions d’emploi -pour les licenciés eux-mêmes et pour l’avenir et le développement du lectorat du journal- ?
  • De cette première décision favorable de justice rendue……….?

 

Les Ponce Pilate ont fait leur temps.

 

Nous voulons participer à la constitution d’une entreprise souveraine où s’exerce pleinement une démocratie responsable sur les choix fondamentaux.

 

Les dirigeants de l’Huma ne peuvent pas continuer à ignorer notre mouvement. Nous continuerons d’ailleurs à le faire grandir. Les soutiens s’amplifient, se multiplient.

 

Nous avons sollicité, nous avons rencontré Monsieur Michel Laurent, Président du Conseil de surveillance de l’Humanité, Monsieur Pierre Laurent, 1er secrétaire et ancien rédacteur en chef du journal. Les membres du CN ont reçu nos communications, les secrétaires de FD aussi. Tout cela sans grands échos.

Vont-ils continuer à regarder leurs chaussures ?

 

Il est temps que le PCF, en tant qu’actionnaire principal, se saisisse de cette question, qu’il mette à l’ordre du jour une véritable réflexion démocratique sur le devenir du journal, sa pérennité, son développement et le rayonnement des valeurs qu’il porte.

 

L’Huma est tout aussi indispensable à la vie du parti qu’à la vie de tous les citoyens progressistes et alternatifs, tous les démocrates qui veulent se donner les moyens de contrer les médias soumis à la puissance de l’argent et des capitalistes.

 

Au-delà de toutes les arguties judiciaires en cours et à venir -Des recours ont d’ailleurs déjà été déposés- certains voudraient peut-être continuer à faire traîner les choses, à reculer les échéances qu’ils ne s’y prendraient pas autrement

 

La raison, la sagesse, la responsabilité… privilégiant l’action, des discussions constructives et alternatives, investissant sur le travail et le respect des travailleurs et de l’emploi… doivent l’emporter sur l’aventure judiciaire.

 

ARRÊTONS CE CAUCHEMARD. Mettons fin à cette tragédie morbide qui a trop duré et qui risque de mal se terminer et prenons la plume pour écrire les pages d’un avenir rayonnant à ce titre emblématique qui mérite mieux que l’épisode actuel qui, d’ailleurs, est caché à ses lecteurs. (Un comble !)

 

Il est encore temps. La raison et le bon sens doivent l’emporter.

 

Ceux qui tournent le dos à de telles perspectives assumeront leurs responsabilités. Elles seront historiques.

 

Nous demandons la réunion de toutes les parties concernées afin d’examiner nos propositions. C’est un moyen de reconstruire un avenir pour le journal et pour l’emploi.

 

 

NOTES ANNEXES :

 

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FRALIB, UNILEVER, VENINOV. Le titre de l’article -page 14 et 15- de l’Humanité Dimanche du 13 octobre 2011 est sans ambiguïté : « Même quand l’usine est fermée, peut-on encore gagner ? »

Et les réponses sont encore moins ambiguës et il est même fait référence aux MOULINEX qui, 10 ans après la fermeture, ont amassé un gros dossier contre les anciens dirigeants.

 

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« Toupet patronal chez Montupet » est le titre d’un article en page 7 de l’Humanité quotidienne du mardi 4 octobre 2011. Article plus qu’édifiant où il est rapporté une phrase du syndicaliste, Patrice Mochon : »C’est Renault qui nous a jeté dans les bras de Montupet, même si le contexte est différent, on sait que des réintégrations de fonderies par le constructeur ne sont pas impossibles, cela a déjà été fait deux fois à Cléon et à la SBFM »

 

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« La presse écrite quotidienne en ébullition » titrait l’Huma dans son édition de vendredi dernier, 14 octobre en se référant à la situation de la Tribune, de France Soir, du Parisien, du Monde… et de citer un communiqué de la Filpac CGT qui jugeait que , sous la volonté de Nicolas Sarkozy, « La situation de la presse, et de l’information en général, est en voie d’expulsion du cadre démocratique mis en place par le Conseil, National de la Résistance et livrée à la pioche des démolisseurs libéraux. Mais comme la presse résiste, l’Etat entreprend un « nettoyage » préalable à l’application du programme libéral »

 

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L’Huma quotidienne du mercredi 10 octobre, en page 19 titrait : « Les « Conti » repassent à l’attaque en justice »

Un sous titre de cet article était : « Le scandale social »

 

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« Jaurès, réveille toi, ils sont devenus fous » était le titre d’un communiqué du syndicat publié pendant le conflit. Il avait fait beaucoup jasé.

 

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Et quant à l’actionnaire principal qui est le Parti Communiste français, voila le communiqué qu’il produisait récemment sous le titre : « « Main basse sur France Soir » : le PCF soutient les salariés en lutte »

France Soir, titre emblématique de la presse française est menacé de disparition sous les coups de butoir du marché et de la logique mortifère de la rentabilité. Le quotidien pourrait bientôt ne plus paraître en kiosque pour n’exister que sous une version électronique, une première en France ! En réalité, le patron russe du journal Alexandre Pougatchev, un ami du Président de la République française, joue avec la presse comme on joue à la roulette et n’a que faire de l’histoire du titre et de ses salariés.

Le PCF apporte son soutien aux syndicats et aux salariés en grève pour s’opposer au plan de la direction qui met 80 emplois en péril. Il exige que le gouvernement prenne toutes ses responsabilités pour sauvegarder un titre historique et les emplois. Aujourd’hui, les concentrations, les suppressions d’emplois, les intimidations sur l’impression, menacent toute la presse écrite nationale comme régionale. Il faut stopper le vaste jeu de Monopoly qui risque de mettre à mal des dizaines de titres et des centaines d’emplois.

Plus que jamais en défendant France Soir et ses salariés, c’est le pluralisme et donc la démocratie que l’on fera vivre. Le PCF avec le Front de Gauche s’y emploiera.

Le PCF appelle à la mobilisation, demain, vendredi 14 octobre 2011 à 9h30, devant le siège de France Soir (100, avenue des Champs-Elysées) pour manifester avec les salariés et leurs syndicats pour la défense du pluralisme.

 

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« L’effet bonbonnes » Éditorial par Patrick Apel-Muller. Humanité du 17 Juillet 2009

« …ils retirent leurs commandes et étranglent la PME ? Cette histoire est en quelque sorte la parabole de la crise où les multinationales pressurent les sous-traitants et adressent l’addition finale aux ouvriers. Et le ministre de l’Industrie ne s’est pas honoré en attribuant « la brutalité et le chantage » aux salariés… »

« …L’exemple de la SBFM, la fonderie bretonne d’abord condamnée par Renault et Peugeot et obtenant finalement son intégration dans la firme au losange, mériterait d’être mieux mis en valeur. Les autres sous-traitants de l’automobile – les constructeurs les utilisent pour comprimer encore les prix et la rémunération du travail – ne manqueront pas d’en prendre de la graine et de la semer… »

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« Renault fait la sourde oreille »L’Humanité du 12 Janvier 2009

« Vendredi, une cinquantaine d’ouvriers de la fonderie SBFM de Lorient ont, avec le renfort de syndicalistes d’autres usines, demandé leur réintégration dans le groupe… »

« …Les uns et les autres ont longtemps été dans le giron du constructeur automobile, jusqu’à la fin des années 1990 où ils ont été poussés dans la « belle aventure », selon l’expression des directions à l’époque, de l’externalisation. Et du coup, les premiers racontent aux seconds comment ils ont réussi, au terme d’une longue lutte , à arracher leur réintégration, en avril 2008, au sein du groupe Renault. « À deux mois près, on était en dépôt de bilan, se rappelle Lionel Tuboeuf, secrétaire CGT du comité d’entreprise de la FDN. Mais comme les salariés ne se sont jamais démobilisés, on a réussi à revenir dans Renault. Et depuis, on voit la différence… » Alors qu’en Bretagne 550 ouvriers et des centaines de sous-traitants n’ont pas encore eu cette chance et qu’ils risquent gros avec la mise en redressement judiciaire de la SBFM (notre édition du 22 décembre 2008), tous se serrent les coudes, avec des renforts arrivés des usines Renault du Mans, de Flins, de Rueil…

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